Le président Jean-Marc Ettori.
Le président Jean-Marc Ettori. — GUILLAUME SOUVANT / AFP

FOOTBALL

VIDEO. Le président du Tours FC s'en prend (encore une fois) au journal «La Nouvelle République»

Le président du club, complètement largué en Ligue 2, a publié un communiqué au vitriol...

Le point de non-retour a déjà été atteint depuis bien longtemps. Dimanche soir, Jean-Marc Ettori, le président du Tours FC (dernier de L2), a fait publier sur le site Internet du club un communiqué visant le quotidien local La Nouvelle République. Le titre : « Fieffés menteurs ». « Depuis des années, en fait de façon plus affirmée, depuis la non-reconduction d’un important contrat publicitaire entre le groupe NRCO [Nouvelle République du centre ouest] et le Tours FC, fake news, mensonges en tous genres, attaques injustifiées et inventées, manipulations, et critiques difficiles à expliquer, sauf à avoir une volonté de nuire, ont été instillés comme un poison pour discréditer le Club, sans jamais vérifier ni recouper quoique ce soit », indique le communiqué.

La colère du président tourangeau a été provoquée par un article publié par La NR, mardi dernier, ayant trait à la mise à l’écart d’un entraîneur adjoint du club. Le communiqué vise d’ailleurs clairement un journaliste du quotidien local (Frédéric Launay).

Complètement lunaire, le président poursuit : « Le projet de loi du Gouvernement sur les fake news, va être terrible pour les médias menteurs et les pigistes menteurs comme F. Launay. Le Président Emmanuel Macron en a fait une priorité pour les prochaines semaines. Mais d’ici-là, pas question de laisser continuer ces médiocres de la médiacratie à nuire au Club. Un champion n’est pas celui qui n’échoue jamais, plutôt celui qui ne renonce jamais. F. Launay est donc un champion des fake news, mais passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de gourmet. »

La « guerre » entre Ettori (président très controversé) et le quotidien tourangeau ne date pas d’aujourd’hui. Pour rappel, en juillet 2016, un soir de match, deux journalistes avaient été recalés par le service de sécurité du stade, en raison d’un article paru dans le journal régional qui n’avait guère plu au président du Tours FC. L’UJSF (Union des journalistes sportifs français) et la LFP avaient dénoncé ces agissements du club de L2.

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Quelques semaines plus tard, après une défaite de sa formation à Sochaux, Ettori s’en était pris violemment à l’arbitrage et une « conspiration » médiatique (L'Equipe et La Nouvelle République) autour de son club.