Tours FC: Deux journalistes interdits de stade, vaste polémique autour du club
FOOTBALL•Deux journalistes de la Nouvelle-Répubique se sont vus refuser l'accès au stade de la vallée du Cher pour Tours- AC Ajaccio vendredi...W.P., avec AFP
Vendredi marquait la reprise de la Domino’s Ligue 2, sauf pour le Red Star, l’AJ Auxerre (les deux équipes s’affrontent samedi après-midi)… et deux journalistes de La Nouvelle-République venus au stade de la vallée du Cher, à Tours, pour couvrir la rencontre opposant le club local à l’AC Ajaccio.
Lesdits journalistes, Frédéric Launay et Jean-Eric Zadrodsky, ont été recalés par le service de sécurité du stade, en raison d’un article paru dans le journal régional qui n’aurait guère plu aux dirigeants tourangeaux. Le Tours FC s’était déjà plaint, dans un communiqué sur la validation du budget du club pour l’exercice 2016-2017, de « mensonges, calomnies, et mauvaise foi de certains plumitifs locaux. »
Si Jean-Eric Zadrodsky, victime d’un malaise peu après, n’a pas eu l’occasion d’entrer dans le stade, Frédéric Launay a finalement réussi à accéder à la tribune de presse avant d’en être délogé par le service de sécurité du stade de la vallée du Cher juste avant le coup d'envoi.
Les deux journalistes s’étaient déjà vus interdire l’accès à la conférence de presse de veille de match, motivant d’autant plus L’UJSF, le syndicat des journalistes sportifs, à prendre acte « de l’attitude du Tours FC et son président » et à saisir « la LFP et la FFF pour y donner suite. »
La LFP a réagi samedi par le biais d’un communiqué et explique qu’elle « regrette l’interdiction faite aux deux journalistes de La Nouvelle République d’accéder hier soir au stade de la Vallée du Cher », précisant par ailleurs que « l’accès à la tribune de presse lors des matchs de Domino’s Ligue 2 est régi par la convention média signée avec l’UJSF ».
Interrogé par l'AFP samedi, le président du Tours FC Jean-Marc Ettori campe sur ses positions et met en cause le travail des deux journalistes dans leur suivi du club.
« Pendant 6 mois, deux journalistes de La Nouvelle République n'ont eu de cesse de salir le club et son président et d'instrumentaliser une rétrogradation à l'échelon inférieur, ce qui aurait entraîné le dépôt de bilan d'une structure qui fait travailler 300 personnes », a-t-il déclaré. Le dirigeant a également fustigé des caricatures postées selon lui sur Twitter par l'un des deux journalistes.
Bruno Bécard, rédacteur en chef de La Nouvelle République, a rétorqué que « les portraits caricaturaux que Jean-Marc Ettori évoque n'ont pas été réalisés par des journalistes de La Nouvelle République. Le président se trompe quand il les attribue à notre journal ».


















