VIDEO. JO 2018: La médaille surprise de Julia Pereira de Sousa, c'est grâce à un coach de ski un peu salaud

JEUX OLYMPIQUES Elle est là, la grosse surprise, la grosse sensation de ces Jeux Olympiques d'hiver...

Jean Saint-Marc

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From Isola 2000 to médaillée olympique real quick.
From Isola 2000 to médaillée olympique real quick. — SIPA
  • Enorme sensation : Julia Pereira de Sousa remporte l'argent en snowboard cross.  
  • Les favorites françaises Bleues Chloé Trespeuch, Charlotte Bankes, et Nelly Moenne-Loccoz se sont plantées. 

De l’un de nos envoyés spéciaux à Pyeongchang,

Il y avait de la médaille au mètre carré, ce vendredi, au Bokwang Phoenix Park. Et de toutes les couleurs :

  • En or autour du cou de Pierre Vaultier, sacré hier chez les garçons et qui, en bon daron du snowboard français, était venu supporter les filles.
  • En chocolat autour de celui de Charlotte Bankes, qui a remporté la (très cruelle) « petite finale », qui oppose les « rideuses » éliminées en demi-finale.
  • Ah, et on oubliait presque : en argent pour Julia Pereira (de Sousa Mabileau, selon son état civil officiel.)

C’est pour l’instant la grosse sensation bleue, la grosse surprise de ces JO 2018 : la gamine n’a que 16 ans et était la moins connue/la moins favorite des quatre Françaises au départ. Mais c’est la beauté du snowboard cross, partie de quilles sur neige (glacée, en l’occurrence) : Chloé Trespeuch, la favorite chez les Françaises, est tombée en finale, remportée par l'Italienne Moioli, qui a elle tenu son rang.

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A côté d'elle sur le podium, la jeune Julia Pereira, deux nattes blondes qui tombent du casque et, évidemment, un immense sourire sur le visage. Et là, les remerciements habituels : d’abord à son coach, Jérôme Choupin, qui n’a pas eu besoin de mots pour la féliciter. « Il m’a juste fait un énorme câlin qui voulait dire "Je suis fière de toi !" Calin plus fort encore avec ses parents et ses proches, fous de joie derrière l’aire d’arrivée : « D’habitude, quand ils sont là, ça me stresse, cette fois ça m’a boosté », glisse la vice-championne olympique.

« Trois mois plus tard, j’étais aux championnats de France ! »

Elle répond aux questions classiques sur son parcours, et raconte comment, quand elle était petite (« enfin, je le suis toujours »), elle a brusquement changé de voie. Et soudain, elle nous surprend : 

« J’ai commencé le ski quand j’avais deux ans [comme 99 % des athlètes Français, selon un sondage maison].

J’ai fait les flèches, les chamois puis le club des sports d’Isola 2000, le plus haut niveau en ski à Isola 2000 [Le cursus honorum du ski français, en fait].

Et un jour, un entraînement se passe très mal. J’avais neuf ans, je n’y arrivais pas. Pas du tout ! Et mon coach, au lieu de me dire "ça va aller", il m’a envoyé péter complet. Bah du coup, je suis rentrée au restau de mes parents, à la station. J’ai pleuré dans les bras de ma mère et je lui ai dit "Maman, je veux faire du snowboard." Trois mois plus tard, j’étais aux championnats de France ! »

L’an dernier, à la surprise générale, le staff de l'équipe de France​ décide de la faire « monter » en Coupe du monde, après une petite année seulement en Coupe d’Europe. Deux podiums en un an et, surtout, une médaille olympique. On en connaît un, à Isola 2000, qui doit se sentir tout drôle…