Strasbourg-Troyes : Le Racing se la joue pragmatique et Jérémy Blayac n’y est pas pour rien

FOOTBALL Contre Troyes pour le compte de la 25e journée de Ligue 1, Strasbourg l'a remporté grâce à deux buts marqués sur ses deux seules frappes cadrées (2-1) après l'entrée de son attaquant remplaçant...

Bruno Poussard

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Jérémy Blayac félicité par ses coéquipiers pour son but, le deuxième de la saison en Ligue 1.

Jérémy Blayac félicité par ses coéquipiers pour son but, le deuxième de la saison en Ligue 1. — F. Florin / AFP.

  • Contre Troyes pour le compte de la 25e journée de Ligue 1, Strasbourg l'a remporté grâce à deux buts marqués sur ses deux seules frappes cadrées (2-1).
  • Deux buts inscrits juste après l'heure de jeu et l'entrée de l'attaquant remplaçant Jérémy Blayac qui a entraîné des évolutions positives pour les Alsaciens.

L’attaquant est rentré à l’heure de jeu. L’ouverture du score (après une belle combinaison entre Martin Terrier et Jean-Eudes Aholou) est intervenue cinq minutes après. Difficile de ne pas y voir de rapport de causalité. D’autant que quatre minutes - encore - plus tard, c’est Jérémy Blayac lui-même qui a scellé la victoire strasbourgeoise contre Troyes (2-1).

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Du haut de son mètre quatre-vingt-sept, la pointe strasbourgeoise entrée à la place du milieu Jonas Martin a pesé de tout son poids (ou plutôt de toute sa carrure) dans les 30 dernières minutes de ce match à fort enjeu entre deux concurrents directs pour le maintien en Ligue 1. Avec lui, le technicien Thierry Laurey a remplacé son schéma en 4-4-2 par un 4-3-3. Un moyen, avec trois attaquants, « d’étirer un peu plus la largeur » et de changer un peu de plan. Le défenseur Bakary Koné donne quelques précisions :

« Le coach a demandé un jeu plus direct puisque le terrain était vraiment en mauvais état. Donc on a essayé d’allonger et de jouer les deuxièmes ballons. Avec Jérémy, ça devenait plus facile pour nous de mettre cette stratégie en place parce qu’il est très bon de la tête. »

 

L’entrée de Jérémy Blayac destinée à « avoir un appui » devant

Et l’entraîneur de poursuivre : « Nuno (da Costa) et Martin (Terrier) ont fait un travail intéressant dans la profondeur en début de match, mais plus le match avançait, plus ils avaient des difficultés. Avec Jérémy, l’idée était d’avoir un appui. C’est ce qu’il a fait et il l’a tellement bien fait qu’il a réussi à marquer de cette manière ! »

« Je n’ai aucune inquiétude avec lui, je sais que c’est quelqu’un qui donne toujours le meilleur de lui-même. »

Le but de Jérémy Blayac - son deuxième cette saison après celui inscrit contre Rennes en novembre (2-1) - est toutefois jugé « litigieux » par l’entraîneur aubois Jean-Louis Garcia : « J’ai demandé des explications à l’arbitre qui m’a répondu qu’il s’agissait d’une main involontaire et que l’on ne sanctionnait que les mains volontaires, je vais quand même vérifier ça. »

« On était sur une mauvaise période », pour Bakary Koné

Aidé de son attaquant remplaçant, le Racing l’a d’ailleurs remporté de la plus pragmatique des manières, grâce à deux buts inscrits sur deux frappes cadrées seulement ! « On a eu du mal à se créer des situations, reconnaît Thierry Laurey. Mais on savait que le bloc troyen serait très homogène, bien positionné. »

Cette deuxième victoire du Racing en championnat en 2018 seulement soulage en tout cas les Strasbourgeois. « On était sur une mauvaise période, confirme Bakary Koné. Cette victoire va nous faire du bien. On la laisse derrière et on avance petit à petit avec l’objectif maintien. C’est une bouffée, d’oxygène, on va pouvoir bien respirer avant d’aller à Paris. »