Ligue 1: «C'est malheureux pour Troyes», mais au terme d'un match indécis et âpre, Strasbourg a sa revanche (2-1)

FOOTBALL Indécise pendant plus d’une heure, la rencontre, engagée, entre Strasbourg et Troyes pour le compte de la 25e journée de Ligue 1 ce dimanche après-midi, a finalement vu le Racing l’emporter (2-1)...

Bruno Poussard

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La joie des Strasbourgeois après l'ouverture du score contre Troyes.
La joie des Strasbourgeois après l'ouverture du score contre Troyes. — F. Florin / AFP.
  • Dans une rencontre à fort enjeu entre concurrents directs pour le maintien en Ligue 1, Strasbourg a finalement vaincu Troyes (2-1).
  • Âpre et longtemps indécise, la rencontre a finalement basculé côté alsacien peu après l’heure de jeu, un soulagement pour le Racing.

La 58e minute vient de débuter et le score est encore vierge entre Strasbourg et Troyes. Martin Terrier est à terre. L’attaquant vient de tomber sur un contre strasbourgeois. À côté de lui, Mathieu Deplagne tente de le relever. Pour ne pas perdre de temps, probablement. Mais le geste ne plaît pas aux Alsaciens, Anthony Gonçalves en tête. L’arbitre approche pour calmer les esprits. Et le jeu reprend quelques instants plus tard.

L’image, si elle est anecdotique au vu du résultat (2-1), reflète néanmoins la tension de cette rencontre, entre deux promus, deux prétendants au maintien. Un duel forcément aussi âpre que crucial dans cette deuxième partie de saison. Les 19 fautes (8 contre Strasbourg, 11 contre Troyes) sifflées et les 4 cartons donnés par l’arbitre, ainsi que les gros contacts et autres moments d’agacement témoignent du niveau d’engagement.

La deuxième victoire en Ligue 1 du Racing en 2018

Dans ce match longtemps indécis, c’est peu après cette action que les Alsaciens ont ouvert le score. Grâce à un joli une-deux entre Jean-Eudes Aholou et Martin Terrier, ponctué d’une magnifique frappe enroulée (du droit) du milieu de terrain (gaucher) devant la défense troyenne à l’entrée de la surface (65e). Un but vite suivi d’un deuxième, par le remplaçant Jérémy Blayac, auteur d’une bonne récupération devant le défenseur Jimmy Giraudon sur un dégagement strasbourgeois (69e).

Avec cette victoire ponctuée de la réduction du score d’Adama Niane (90e+3), les Strasbourgeois se relancent en Ligue 1, eux qui n’avaient jusqu’ici gagné qu’un seul match de championnat en 2018 (pour trois victoires en Coupe de France, cela dit). Une réaction également positive une semaine après la défaite contre Bordeaux à la Meinau (0-2). Et une réponse aux Troyens, un peu plus de trois mois après leur lourd échec au stade de l’Aube (3-0). Au classement, le Racing a désormais six points d’avance sur l’Estac, 19e.

« C’est horrible ce qu’il nous arrive »

Marqué à l’issue de cette rencontre, l’entraîneur de l’Estac Jean-Louis Garcia ne cache ainsi pas son « énorme déception » : « A la mi-temps, le match doit être plié, tant on a la maîtrise. Après, au football, il faut marquer. Parler aujourd’hui de leçon de réalisme ne suffit même pas. C’est horrible ce qu’il nous arrive. »

« Dans le dernier geste, la dernière passe, on a été défaillant. Je pense que le match doit être plié à la mi-temps. […] Sur cette opposition, on peut en tout cas regarder cette équipe qui est désormais dixième les yeux dans les yeux. Mais ils ont été d’une grande efficacité, et pas nous. »

 

« C’est difficile à accepter, mais c’est le football »

Surtout satisfait de remporter les trois points même s’il lui a « fallu attendre » dans un match jugé « très important » depuis plusieurs jours, Thierry Laurey est lucide : « On fait tous des matches où l’adversaire fait deux tirs cadrés pour deux buts. Certains moments tournent en ta faveur, et d’autres en ta défaveur. C’est malheureux pour Troyes, mais même si c’est parfois difficile à accepter et à assumer, c’est le football. »

Les joueurs de l’Estac, eux, ne changeront rien et ne lâcheront rien malgré ce coup dur. « On va continuer dans cette démarche, confirme le technicien aubois en conclusion. Malgré l’état du terrain, on a essayé de mettre en place notre jeu technique. A nous d’ajouter un geste d’efficacité maintenant. Une semaine importante nous attend justement, avec la réception de Metz et de Dijon. »