ASSE: «J'ai envie de tout casser», prévient Loïs Diony, toujours muet depuis son arrivée à Saint-Etienne

INTERVIEW L'attaquant des Verts s'est confié ce dimanche après la qualification de son équipe, victorieuse de Nîmes (2-0) en 32es de finale de Coupe de France...

Propos recueillis par Jérémy Laugier, à Saint-Etienne

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Loïs Diony s'est procuré deux opportunités, ce dimanche face au Nîmes Olympique, mais il n'a toujours pas trouvé la faille sous le maillot vert.
Loïs Diony s'est procuré deux opportunités, ce dimanche face au Nîmes Olympique, mais il n'a toujours pas trouvé la faille sous le maillot vert. — JEFF PACHOUD-AFP
  • Recrue offensive phare de l’ASSE l’été dernier, Loïs Diony fait pour l’instant office de flop majeur en Ligue 1.
  • Revigoré par le stage hivernal en Espagne, l’ancien attaquant dijonnais garde confiance en ses qualités avant une deuxième partie de saison déterminante pour les Verts dans la course au maintien.

Après une première partie de saison aussi cauchemardesque que celle de l’ASSE, le Loïs Diony nouveau est peut-être arrivé en 2018. A défaut d’inscrire son premier but sous le maillot vert (en 17 apparitions), l’ancien attaquant dijonnais a enfin tenu à s’arrêter devant les médias ce dimanche après la qualification de son équipe, victorieuse (2-0) de Nîmes en 32es de finale de Coupe de France. Le joueur de 25 ans est revenu avec beaucoup de sincérité sur sa si délicate adaptation dans le Forez, symbolisée par ses relations avec Oscar Garcia, et sur ses souhaits pour cette phase retour.

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Comment analysez-vous cette qualification pour les 16es de finale de Coupe de France qui s’est dessinée dans la dernière demi-heure ?

En première mi-temps, on a eu la maîtrise du ballon sans se procurer de réelle occasion. En deuxième mi-temps, le carton rouge [d’Olivier Boscagli dès la 12e minute de jeu] nous a aidés aussi car on a pu fatiguer les Nîmois. Les buts de Robert [Beric] et de Jo [Bamba] nous font du bien. Voir des buts marqués par des attaquants et non des défenseurs, c’est de bon augure pour le week-end prochain [contre Toulouse en Ligue 1].

Cela vous fait-il beaucoup de bien de goûter à nouveau à la victoire, près de trois mois après avoir battu Metz en L1 ?

Oui, car déjà on ne se fait pas siffler par notre public en sortant du terrain. Dans le vestiaire, on s’est tous regardés avec le sourire. On ne pouvait pas mieux commencer l’année.

Sentez-vous déjà un changement de dynamique en ce début d’année 2018 ?

En tout cas, on a mis les choses au clair pendant cette trêve. On s’est vidé la tête. Dans la vie, il y a des périodes basses et ça en faisait partie. Nous sommes repartis sur de nouvelles bases.

Le retour de Robert Beric cet hiver ne pourrait-il pas vous permettre de retrouver votre registre dijonnais ?

Oui, je le pense. En deuxième mi-temps aujourd’hui, on a joué avec trois attaquants et j’étais sur l’aile gauche. Mais en stage, on a pu jouer ensemble et ça m’a un peu rappelé le 4-4-2 à Dijon avec Julio Tavares donc je pense que c’est un plus pour moi.

Comment vous sentez-vous personnellement avant d’attaquer cette deuxième partie de saison ?

J’ai bien repris l’année après m’être vidé la tête. J’ai fait un très bon stage. J’ai envie de tout casser. 2018, c’est une nouvelle page du livre qui commence. Je suis prêt après six mois… d’adaptation, on va dire.

Votre situation vous a-t-elle vraiment fait souffrir durant cette première partie de saison ?

Oui, ce n’était pas facile. Surtout quand on voit qu’encore aujourd’hui, une partie du public me siffle quand je sors. Le foot, c’est comme ça, il faut être fort mentalement pour avancer. Je sais de quoi je suis capable. C’était une période durant laquelle l’équipe n’était pas à son meilleur niveau donc pour moi, c’était un peu compliqué. Mais aujourd’hui, on a quand même produit un beau football.

Est-ce avant tout une question de confiance ?

Oui, et avec [Oscar] Garcia en début de saison, ça n’a pas été facile pour moi. Je n’ai pas trop apprécié comment il m’a managé. Mais maintenant, c’est du passé, je préfère regarder devant. Je mouille le maillot pour mon équipe. Il faut que je marque et là, on pourra parler de déclic.

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Vous semblez obnubilé par le but…

C’est normal, je suis attaquant et je n’ai pas marqué depuis six mois. Même dans mes premières saisons, je marquais au moins tous les trois ou quatre mois [3 buts en L2 en 2013-2014 et 2014-2015 avec Dijon]. Là, ça fait énormément de temps et j’attends ce but avec impatience.