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Les trois questions majeures entourant ce lunaire France-All Blacks à Lyon

France-All Blacks: «Si nous sommes égoïstes, nous allons prendre une branlée»… Les trois questions sur le match

RUGBYLes réservistes tricolores ont évoqué l’improbable rendez-vous qui les attend, mardi (18h55) à Lyon contre la Nouvelle-Zélande…
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Trois jours après avoir subi une lourde défaite (18-38), le XV de France retrouve la Nouvelle-Zélande, mardi (18h55) à Lyon dans un tout autre contexte.
  • Entre préparation rocambolesque, match non officiel, et possibles intérêts individuels, « 20 Minutes » fait le point sur ce deuxième rendez-vous si particulier.

Avant même son coup d’envoi mardi (18h55) à Lyon, ce France Nouvelle-Zélande est déjà certain d’entrer dans les mémoires. Une performance de taille lorsqu’on sait que World Rugby ne reconnaît même pas cette opposition comme un test-match.

20 Minutes s’est penché ce lundi avec les protagonistes et actuels réservistes des Bleus sur les dimensions clés de ce rendez-vous assez lunaire contre les All Blacks, quatre jours après un lourd revers (18-38).

Est-ce la préparation la plus rocambolesque avec les Bleus pour ces réservistes ?

Oui, sans la moindre hésitation. Avec seulement trois entraînements en commun depuis samedi à Lyon, le tout sans sélectionneur mais simplement avec l’entraîneur de la défense Gérald Bastide, les Bleus retenus dans ce deuxième groupe ont été mis dans des conditions pour le moins particulières. « Ça fait bizarre au début mais les conditions sont telles qu’elles sont. A nous de faire avec, confie le capitaine de cette drôle d’aventure Yoann Maestri. Il faut quand même trouver des points positifs et sur une courte durée d’entraînement, tout le monde est en éveil et va à l’essentiel. »

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Comprendre qu’il ne faut pas attendre une révolution tactique après pareil rassemblement totalement dans l’ombre du premier groupe ayant évolué samedi au Stade de France. « On a essayé d’avoir un système assez simple pour que tout le monde l’assimile rapidement », explique Marco Tauleigne, troisième ligne à l’Union Bordeaux-Bègles. « On a mis en place quelque chose de simple, un projet de jeu relativement précis et cadré », confirme Gérald Bastide. De ce « relativement » dépendra une partie du sort de ces Bleus bis mardi à Lyon.

Ne perçoivent-ils pas un peu ce rendez-vous comme un match au rabais ?

Non, et on les croit plutôt sincères au vu de la présence des prestigieux All Blacks en face, même si l’équipe n’aura rien à voir là non plus avec celle de samedi. « Il y a l’adversaire mais aussi les hymnes, le maillot et un stade plein, rappelle Gérald Bastide. Peu importe le jour du match et le lieu, c’est pour eux un moment privilégié. » Un avis partagé par les joueurs, et ce même si la rencontre ne leur apportera pas une sélection officielle avec les Bleus pour World Rugby. « Ça ne change rien à part se rajouter une cape pour son propre ego », assure le centre du Racing Henry Chavancy.

« Que ce soit une sélection ou non, j’aurai le coq sur le cœur et je vais jouer contre les All Blacks, donc il n’y a pas mieux. C’est que du bonheur, pour une première sélection… entre guillemets, poursuit avec un léger sourire Marco Tauleigne, l’un des nombreux petits nouveaux de ce XV de France. Je vais jouer le coup à fond. » Avec ses 59 sélections en bleu, Yoann Maestri pourrait légitimement montrer moins d’enthousiasme que ses jeunes partenaires à figurer dans ce groupe new-look. « Non, ce n’est pas vexant, assure pourtant le Toulousain, qui avait été prévenu en amont par Guy Novès quant à la configuration de sa semaine internationale. Il n’y a rien d’acquis en équipe de France, il faut en avoir conscience. »

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Peuvent-ils envisager jouer la carte personnelle au vu du contexte ?

Non, et cette question n’est pas trop valeurs de l’ovalie compatible, on en convient. Mais au vu de la déroute collective de la première mi-temps samedi et plus globalement du flou constaté au sujet de ce XV de France, certains éléments pourraient avant tout en profiter pour se montrer mardi contre les All Blacks. « Les sélectionneurs ont un peu ouvert le groupe et il y a des chances à saisir, apprécie Henry Chavancy. Ça démontre encore une fois que ce match a beaucoup d’intérêt. » Mais le joueur du Racing ne manque pas de préciser qu’il faudra éviter « de vouloir chacun notre tour sauver la patrie ».

Un mauvais scénario potentiel que tous ses partenaires avaient visiblement en tête aussi ce lundi. « Contre les Blacks, si on est égoïstes, on va prendre une branlée, prévient Marco Tauleigne. On va donc rester solidaires pour éviter une déculottée. » « Moi j’ai déçu avant, il y en a d’autres qui ont déçu samedi, et il y en a d’autres qui décevront après, relativise le capitaine Yoann Maestri au sujet de l’actuel contexte propice à une forte concurrence. Je dirai à tout le monde que c’est une putain de chance de jouer dans un stade rempli face à la Nouvelle-Zélande. » Et si de cette mascarade rapportant surtout 2 millions d’euros à la Fédé sortait (enfin) d’inattendues promesses ?

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