Coupe Davis: Les choses improbables (ou presque) qui pourraient empêcher la France d'aller en finale

TENNIS La France mène 2-1 face à la Serbie avant les deux derniers simples de dimanche. C 'est bien parti mais tout est possible, même le pire...

Francois Launay

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L'équipe de France de tennis entrevoit la finale de la coupe Davis
L'équipe de France de tennis entrevoit la finale de la coupe Davis — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Bon, on ne va pas se mentir : c’est quasiment dans la poche. Grâce à la victoire expéditive du double samedi, la France mène désormais 2-1 dans sa demi-finale de coupe Davis face à la Serbie.

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Sauf catastrophe intersidérale, l’affaire devrait être pliée ce dimanche avec une victoire dans l’un des deux derniers simples à savoir d’abord Tsonga-Lajovic (13h) puis, si besoin, Pouille-Djere. Trois ans après la finale perdue face aux Suisses, les Bleus n’ont jamais été aussi proches de retenter leur chance pour soulever le Saladier d’argent. Même si, avec eux, il faut toujours se méfier car le pire n’est jamais loin.

Tsonga s’embrouille avec le public et perd le fil

On pensait l’affaire classée depuis sa facile victoire vendredi face à Laslo Djere. Mais les mauvaises ondes du stade Pierre Mauroy sont revenues hanter les pensées de Jo-Wilfried Tsonga. Trois ans après ses critiques sur le public nordiste, le numéro 1 français remet ça. Mais au lieu de tout garder pour la conférence de presse, « Jo » s’énerve en plein match alors que la rencontre, tendue face à Lajovic, en est à un set partout.

Sur un service, le 232e « Mange un Kinder Bueno, ça ira mieux » crié par un spectateur met le feu aux poudres. Tsonga se retourne et s’adresse à l’infortuné Nordiste en hurlant « Mais ferme là, sale pédophile, chômeur et consanguin ». Tollé général dans le stade Pierre Mauroy qui prend fait et cause pour le Serbe. Tsonga perd le fil, la Serbie recolle et les spectateurs, furieux, quittent le stade. Dans le vestiaire, Pouille le Nordiste en vient aux mains avec son coéquipier. Touché mentalement, le ch’ti s’effondre dans le dernier match décisif.

Le président de la Fédé s’emporte contre le diffuseur

Apparu en gros plan approximativement 754 fois à l’écran lors du double samedi, Bernard Giudicelli, président de la fédération française de tennis, pense que la fête à l’ego va se poursuivre dimanche pour le bouquet final. Mais, questionnés par de nombreux téléspectateurs sur le pourquoi du comment du qui est donc cette personne, les diffuseurs décident de réduire les plans sur le président de la Fédé.

Tollé de ce dernier qui remet en cause le contrat et annonce, de façon irrévocable, que si c’est comme ça les deux derniers matchs ne seront pas diffusés. Privés de Nelson Monfort et de Lionel Chamoulaud, les joueurs français se sentent abandonnés. Collés à leur poste de radio et leur ordinateur, les supporters des Bleus apprennent vers minuit la défaite de Lucas Pouille dans le dernier simple après 17 balles de match ratées.

Parti en after, Noah oublie de se réveiller

Stressé depuis le début de la demie, Yannick Noah décide de se détendre après la victoire du double et s’en va prendre du bon temps dans la capitale des Flandres. Venu plusieurs fois en concert, il y a ses adresses et s’y sent comme chez lui. Bar Parallèle, Pirogue, Kremlin et Suite pour finir, le capitaine des Bleus réalise le grand chelem lillois.

Problème, quand il rentre à l’hôtel vers 14 heures, le match de Tsonga a déjà commencé. Le temps de se reposer vite fait, celui de Pouille se termine. Privés de repères et de conseils de capitaine, les deux Français s’écroulent et perdent. Le stress de Noah, lui, a disparu.

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La Serbie gagne à la régulière

Avant ce week-end, on pensait que c’était impossible et que ce dimanche nous servirait juste à nous reposer en famille. Résultat : on est encore là (Merci Lucas Pouille). Donc perdre 3-2 quand tu mènes 2-1 est une possibilité à ne pas exclure. Bon, OK ce serait la honte face à cette équipe C de Serbie mais franchement, vous y croyiez à la remontada du Barça face au PSG ? Et puis, le sportif français est tellement mauvais quand il est favori qu’on ne sait jamais.

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