JO 2016: Les soupçons de corruption? «Il n'y a aucune responsabilité collective du CIO», balaye Bach

JEUX OLYMPIQUES Il ne s'agit que de cas isolés et «ceux qui ont enfreint ces règles seront sanctionnés», prévient le boss du comité olympique international...

N.C. avec AFP

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Thomas Bach lors d'une conférence de presse à Lima, le 11 septembre 2017.
Thomas Bach lors d'une conférence de presse à Lima, le 11 septembre 2017. — Ernesto Arias/EFE/SIPA

A deux jours d'une session «historique» qui va officialiser l'attribution des JO 2024 à Paris et 2028 à Los Angeles, le président du Comité international olympique, Thomas Bach, a réfuté lundi toute «responsabilité collective» de son instance face aux soupçons de corruption pesant sur l'attribution des Jeux de Rio en 2016.

«Il n'y a aucune responsabilité collective du CIO car le CIO a adopté des règles très strictes en ce qui concerne l'attribution des Jeux et ceux qui ont enfreint ces règles seront sanctionnés», a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion de la commission exécutive.

Plus tôt dans la journée, le CIO avait annoncé que sa commission d'éthique avait demandé à ses avocats brésiliens «de prendre contact avec les autorités judiciaires brésiliennes» pour demander des informations dans l'enquête visant Carlos Nuzman, ex-membre brésilien du CIO.

Les autorités brésiliennes ont mené mardi dernier une vaste opération à l'encontre du chef de la candidature de Rio, soupçonné d'avoir organisé l'achat de voix au sein de l'instance pour obtenir en 2009 l'attribution des Jeux aux dépens de Madrid, Tokyo et Chicago. La police a dit enquêter sur «un réseau international de corruption» incluant «l'achat de voix dans le cadre de l'élection par le CIO de la ville-hôte des Jeux olympiques 2016».

«Dès que nous aurons des preuves, nous agirons»

Courroie présumée de l'opération, Papa Massata Diack, fils de Lamine Diack, à l'époque patron de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et lui aussi membre du CIO. Papa Massata Diack, qui aurait reçu 1,5 million de dollars de pots-de-vin de l'homme d'affaires brésilien Arthur Soares, les aurait ensuite redistribués en échange de voix.

«Nous avons pris des mesures sérieuses concernant la bonne gouvernance et (adopté) des règles plus strictes concernant la candidature pour les JO 2024. Mais aucune organisation n'est à l'abri et dès que nous aurons des preuves, nous agirons», a ajouté M. Bach qui a rappelé que Lamine Diack avait perdu son statut de membre honoraire du CIO.