Corruption: Le Brésil a-t-il acheté des voix du CIO pour obtenir les Jeux ?

OLYMPISME Des perquisitions ont été menées par la police brésilienne...

J.L. avec AFP

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Le Maracana lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Rio le 5 août 2016.
Le Maracana lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Rio le 5 août 2016. — Felipe Dana/AP/SIPA

La police brésilienne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pour corruption dans le cadre de l'attribution des jeux Olympiques 2016 à la ville de Rio, avec de possibles achats de voix au sein du Comité international olympique (CIO). Des perquisitions ont été menées tôt mardi à 11 endroits différents dans Rio, et notamment dans le très chic quartier carioca de Leblon au domicile de Carlos Nuzman, président du Comité national olympique brésilien, et qui était à la tête de la candidature de la cité brésilienne, rapporte par ailleurs la télévision Globo.

Soixante-dix officiers de la police judiciaire brésilienne, accompagnés de leurs homologues français et américains, ont mené des perquisitions à la recherche de preuves sur «l'achat de voix dans le cadre de l'élection par le Comité international olympique de la ville-hôte des jeux Olympiques 2016», précise la police dans un communiqué.

Deux mandats d'arrêt ont également été émis, ajoute le communiqué. Une conférence de presse à venir devrait fournir plus d'éléments sur l'enquête et notamment sur l'identité des deux personnes recherchées. En France, une enquête similaire a déjà été ouverte par le parquet national financier (PNF), qui travaille sur des soupçons de corruption autour de l'attribution des JO d'été à Rio pour 2016, décidée par un vote des membres du CIO, le 2 octobre 2009 à Copenhague, au détriment de Chicago, Madrid et Tokyo.

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D'après des documents transmis par le fisc américain à la justice française, révélés par Le Monde en mars 2017, une société (Matlock Capital Group) gérant les intérêts d'un homme d'affaires brésilien, Arthur Cesar de Menezes Soares Filho, avait versé trois jours avant le vote la somme de 1,5 million de dollars à une société appartenant à Papa Massata Diack, fils du patron à l'époque de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et membre du CIO Lamine Diack.