«Dans un grand club, je suis viré», Guardiola joue la carte de l'honnêteté... Un peu trop peut-être...

FOOTBALL Il vaut parfois mieux tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler...

A.L.G. avec AFP

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Pep Guardiola lors de Manchester City-Barcelone, le 1er novembre 2016 en Ligue des champions.
Pep Guardiola lors de Manchester City-Barcelone, le 1er novembre 2016 en Ligue des champions. — Richard Calver/Shutters/SIPA

Faute avouée, à demi pardonnée ? Avant le match des Citizens, mardi soir face à West Bromwich, très important dans la course à la Ligue des champions pour Manchester City, actuel 4e de Premier League, Pep Guardiola a fait son autocritique.

« Dans ma situation, dans un grand club, je suis viré, c’est certain », a déclaré en conférence de presse le technicien espagnol, qui s’apprête à terminer sa première saison en Angleterre. Les dirigeants de City, même s’ils sauront peut-être reconnaître l’honnêteté de leur nouveau coach, ne manqueront tout de même pas d’apprécier le « dans un grand club »…

Car même si on est tous d’accord pour dire que Manchester City se situe clairement un cran (deux ?) en dessous des tops clubs européens, l’avouer aussi froidement, ça la fout un peu mal.

« Ici, on m’a donné une seconde chance et je vais essayer d’y arriver », a poursuivi l’entraîneur qui connaît sa première saison sans titre. Il avait remporté quatorze trophées en quatre saisons avec le Barça, puis sept en trois saisons avec le Bayern.

Résultat du conseil de classe : Peut mieux faire

Le coach a ensuite pris le temps de développer son propos : « J’avais de la pression en arrivant comme entraîneur à Barcelone, alors que je n’avais aucune réputation pour me protéger. Dans ce club-là, si en six mois vous ne gagnez pas, vous êtes dehors. A Barcelone ou au Bayern Munich, vous devez gagner avec de l’avance. Sinon, on ne vous donne pas de seconde chance. Si ce qui arrive la saison prochaine n’est pas bon (…), ils (les dirigeants de City, ndlr) vont changer d’entraîneur. »

En devançant d’éventuelles critiques (encore que, qui oserait critiquer un coach de cette trempe ?), Pep Guardiola a de lui-même éteint un incendie qui aurait pu naître après une saison moins glorieuse que prévue. Avec obligation, donc, de faire mieux la saison prochaine.