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JO 2016: Jimmy Vicaut «dégoûté» par sa finale

JO 2016: Saoulez pas Jimmy Vicaut avec Bolt, il est suffisamment «dégoûté» comme ça par sa finale

ATHLETISMELe Français n’a fait que septième après avoir gagné sa demie…
Bertrand Volpilhac

B.V.

De notre envoyé spécial à Rio,

Au moins, il est sur toutes les photos. Pris en sandwich au couloir 5 entre Usain Bolt et Justin Gatlin, Jimmy Vicaut a raté sa finale olympique (10’04) et croqué une belle occasion d’aller chercher une accessible médaille de bronze. Ce qui le rend, on peut le comprendre, un brin bougon. Finalement septième de la course, très loin du podium et de son temps qui lui avait permis de remporter sa demi-finale, le sprinteur français avoue être « un peu dégoûté ».

« C’est une déception, explique-t-il quelques minutes après sa course. Je pars bien puis en milieu de course je commence à peiner. J’ai un manque de relâchement total et ensuite je vois les mecs au 4 et 6 qui partent comme une fusée… Ça me fait chier car j’aurai pu faire beaucoup mieux avec plus de relâchement, de sérénité. » Comme Bolt par exemple ? « Je sais pas j’ai pas vu sa course, répond-il. C’est sûr qu’avec son expérience c’est facile. Moi c’était ma première finale olympique. »

« Moi, je m’en fous. Je suis là pour moi. »

Vous l’aurez compris, Jimmy Vicaut n’a pas particulièrement envie d’évoquer le troisième titre de champion olympique du Jamaïcain sur la distance. D’ailleurs quand un journaliste lui demande s’il a eu l’impression de vivre un moment historique, on n’est pas bien sûr qu’il ait tout à fait compris la question : « Oui, je fais finale, pour un Français c’est pas mal car c’était pas arrivé depuis longtemps. Je suis un peu dégoûté car y avait un truc à faire. Mais la réalité fait que je suis 7e ».

Ouais, bon, peu importe. Un confrère retente quand même sa chance : que fait Bolt dans la chambre d’appel, quelques minutes avant une course comme ça ? « Il fait rien, bredouille Vicaut. Il parle avec son pote d’entraînement Yohann Blake, c’est normal. Moi je m’en fous. Je suis là pour moi, je suis pas là pour regarder. » Ah non, vraiment, il a pas envie d’en parler.