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Fifa: Pour le Prince Ali, les autres candidats veulent «diviser le monde»

Fifa: Pour le Prince Ali, les autres candidats veulent «diviser le monde»

FOOTBALLEn comptant sur le soutien de comités exécutifs ou de confédérations...
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Le Prince Ali a condamné jeudi la tactique de ses principaux rivaux à l'élection à la présidence de la Fifa qui tentent selon lui de s'assurer des votes avec le soutien des confédérations, à deux semaines du scrutin (26 février). «Je ne suis pas un candidat qui tente d'utiliser des comités exécutifs ou des confédérations pour influencer le vote dans un certain sens», a déclaré le Jordanien lors d'une conférence de presse à Lausanne, montrant ainsi du doigt sans les nommer l'Italo-Suisse Gianni Infantino et le Bahreïni Cheikh Salman, les deux favoris.

«C'est ce qui me différencie de certains autres candidats...Quand d'autres candidats choisissent de faire pression sur les régions et de diviser le monde, alors oui, je le dis, c'est une mauvaise chose», a-t-il ajouté. Candidat malheureux en mai 2015 pour la présidence face à Sepp Blatter, le Jordanien a multiplié les critiques contre le processus électoral, qui soulève selon lui des questions d'éthique. «Il y a une grande confusion dans le processus électoral», a-t-il encore jugé, estimant que s'adosser à une organisation régionale comme l'UEFA allait à l'encontre du règlement électoral de la Fifa.

Le rapport de Garcia publié s'il est élu

«Personne n'est autorisé à utiliser sa propre organisation à des fins électorales. C'était clair», a-t-il ajouté visant ainsi M. Infantino, qui a reçu le soutien de l'UEFA dont il est secrétaire général et le Cheikh Salman, président de la Confédération asiatique (AFC), qui a de plus passé un accord de développement avec la Confédération africaine (CAF).

Le prince Ali de Jordanie a également promis, s'il était élu, de publier le rapport de Michael Garcia, ancien procureur américain qui avait enquêté sur les conditions d'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. M. Garcia avait démissionné fin 2014, estimant que les conclusions qui avaient été publiées ne reflétaient pas le contenu de son rapport.