Présidence de la Fifa: Gianni Infantino reçoit le soutien de l'Amérique du Sud

FOOTBALL Le secretaire général de l'UEFA est l'un des cinq candidats...

R.B. avec AFP
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Gianni Infantino lors de la cérémonie de remise du Ballon d'Or le 11 janvier 2016.
Gianni Infantino lors de la cérémonie de remise du Ballon d'Or le 11 janvier 2016. — Walter Bieri/AP/SIPA

La Confédération sud-américaine de football (Conmebol) a annoncé jeudi qu'elle soutenait la candidature de l'actuel secrétaire général de l'UEFA, le Suisse Gianni Infantino, à la présidence de la Fifa.

«Le Comité exécutif de la Conmebol a décidé de soutenir la candidature et le plan de travail pour la présidence de la Fifa de Gianni Infantino», a annoncé l'organisation basée à Asunción, au Paraguay, dans un communiqué.

La décision a été prise par les représentants des dix associations du foot qui font partie de la Conmebol, deux jours après l'élection d'un nouveau président, Alejandro Dominguez, et une nouvelle équipe dirigeante, avec comme mot d'ordre la transparence et le combat contre la corruption.

En concurrence avec le Cheick Salman

Le prestige de l'institution a été balayé, les trois derniers présidents de la Conmebol - Nicolas Leoz (1986-2013), Eugenio Figueredo (2013-2014) et Juan Angel Napout (2014-2015) - étant mis en cause dans l'enquête de la justice américaine sur la corruption à la Fifa.

La procédure judiciaire a notamment frappé la Conmebol et la Confédération d'Amérique du nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf), avec des dizaines de dirigeants inculpés, en partie emprisonnés et souvent libérés et assignés à résidence aux Etats-Unis moyennant le versement de cautions de plusieurs millions de dollars.

Outre le Cheikh Bahreïni Salman, pour l'instant favori, patron du foot asiatique, et Gianni Infantino, trois autres candidats briguent le siège de Joseph Blatter, à l'élection qui aura lieu le 26 février à Zurich: le Français Jérôme Champagne, diplomate et ancien secrétaire général de la Fifa, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, ancien militant de la lutte contre l'apartheid avec Nelson Mandela, et le Prince Ali, demi-frère du roi Abdallah de Jordanie.