Ciel gris sur l'équipe de France

Sébastien Bordas - ©2007 20 minutes

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Le spectre du zéro pointé des Jeux olympiques de Sydney se rapproche dangereusement pour l'athlétisme tricolore à Osaka. Après les échecs des Christine Arron, Eunice Barber, Mehdi Baala et autre Bouabdellah Tahri, l'objectif des « trois à cinq médailles » défini par le DTN Franck Chevallier devient de plus en plus compliqué à tenir au fil des jours.

Hier, trois des leaders de l'équipe féminine sont passées complètement au travers. Outsider sur le 200 m - elle possédait le sixième meilleur temps cette saison - Muriel Hurtis, « passée complètement à côté de la course » selon ses dires, n'a terminé que cinquième de son quart de finale. Championne de France du triple saut, Térésa Nzola Meso Ba n'a pas pu se sortir du piège des qualifications (13,94 m, loin des 14,40 m requis). Quant à Mélina Robert-Michon, elle a terminé dernière du concours du disque. « Je suis déçue car j'avais réalisé un bon concours en qualification, témoignait la sociétaire de l'Entente Grand Lyon. C'est vrai que ces Mondiaux ne nous réussissent pas pour l'instant mais on a encore quelques chances de médailles dans les prochains jours. »

Ladji Doucouré en fait assurément partie, mais son entrée en lice (2e de sa série en 13''61) n'a pas vraiment rassuré sur son état de forme. « Je n'étais pas dedans. Je savais que ce serait une course piège, mais je ne pensais pas me faire avoir », avouait le champion du monde en titre du 110 m haies. En toute fin de soirée, l'éclaircie est toutefois venue de Leslie Djhone, deuxième de sa demi-finale du 400 mè avec un record national à la clé en 44?46. « Je me sens bien, je suis très content d'atteindre la finale, surtout avec un niveau si élevé », a confié l'athlète de Nogent-sur-Marne.