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Natation: Manaudou se rebiffe

Natation: Manaudou se rebiffe

OPEN DE PARIS – La Française améliore son record de France sur 50m dos lors d’une journée éclaboussée par le relais féminin français…
Stéphane Alliès

Stéphane Alliès

Mettre les choses au clair. En perte de vitesse depuis le début de l’Open de Paris de natation, Laure Manaudou savait que la journée de samedi lui permettrait de redorer un peu son blason de favorite. En explosant deux fois de suite son record de France sur 50 m dos, une courte distance où parle sa puissance, la néo-Turinoise a fait un peu plus qu’attendre de voir les vacances venir.


De 28''84 (un record tricolore qui datait du 28 mars), elle a porté la barre du sprint dossiste à 28''71 en demi-finale, puis à 28”50 en finale. «Quand je disais que je ne visais pas de perf’ à Paris, ça valait surtout pour le 100m et le 200m dos. Sur le 50m, je savais que je pouvais faire quelque chose, si je prenais un bon départ et que je faisais attention à mes sorties de coulées. Et c’est ce qui s’est passé», a dit la championne, toujours un brin soupe au lait.


Après avoir remercié le public, «qui a fait beaucoup de bruit, c’était très encourageant», «La Manaudou» (comme la nomment les Italiens) ne s’est pas privée de sa vanne quotidienne sur l’aspect secondaire de la compétition. «Ça ne m’embête pas d’avoir été accrochée vendredi. Franchement, je préfère que ça arrive ici qu’à Pékin. Je n’ai donc pas eu peur, puisque je n’avais rien à perdre…»


Elle conclura sa «tournée parisienne» dimanche, en s’alignant sur le 400m dos. Une distance quasi-inédite à ce niveau pour elle, dont le meilleur temps se situe autour de 2’15”, quand les pointures mondiales tournent à 2’07”. «De toute façon, je ne m’intéresse pas au temps des adversaires, surtout en fin de saison. Mais c’est vrai qu’il faudra que je batte mon record personnel dès les séries du matin pour avoir des espoirs sur cette distance. Si ça ne marche pas, on verra en septembre si on poursuit cette piste pour les JO.»


Bernard coince, un 4x100 de guerrières


Le reste des épreuves a surtout vu l’autre star «dans le dur» de la natation française, Alain Bernard, retrouver sa distance fétiche, le 100m nage libre. Détenteur de la meilleure performance de l’année (et deuxième de tous les temps) en 48”12, il a assuré sa qualification pour la finale de dimanche dans un temps très moyen (49”05), le troisième des séries. Rien à voir avec la prestation du relais féminin du 4x100m nage libre, étincelant d’abnégation.


Le quatuor Metella / Couderc / Lazare / Popchanka a bataillé toute la distance durant avec l’équipe allemande. Un duel d’enfer, parachevé dans le bruit et la fureur, par une Alena Popchanka en grande forme ce week-end. En 3’39”24, la «muraille de Chine» (ainsi que les appelle le DTN Claude Fauquet) a offert au public du Pré-Catelan la plus belle émotion de la journée. Partie deux longueurs derrière Meike Freitag, Alena Popchanka a été la grande femme de cette course, finissant avec 30 centièmes d’avance. La Biélorusse naturalisée Française en 2005, aussi sympa que radieuse, donne la recette de son dernier relais foudroyant: «Je savais pas comment physique aller, alors parti vite et fort. Super forme pour moi. Alors, dimanche, espère gagner 100m.» C’est tout bonheur que journaliste souhaiter.