L’OM veut démarrer fort

A Marseille, Fred Azilazian

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Orphelin de titre mais pas forcément de faits de gloire depuis 1993, Marseille disputera samedi contre Sochaux le solide sa 18e finale de Coupe de France, susceptible de consacrer une saison folle et son retour au tout premier plan du football français.
Orphelin de titre mais pas forcément de faits de gloire depuis 1993, Marseille disputera samedi contre Sochaux le solide sa 18e finale de Coupe de France, susceptible de consacrer une saison folle et son retour au tout premier plan du football français. — Michel Gangné AFP

Seule la victoire sera belle. Après une préparation d’avant saison réussie, l’Olympique de Marseille donnera samedi à Strasbourg le coup d’envoi de la saison 2007- 2008 de L1. Avec l’ambition de frapper fort d’entrée.

Eviter l’excès de confiance. Six victoires et un nul en sept matchs amicaux, une ossature préservée et renforcée par neuf nouvelles recrues et non des moindres, un entraîneur conforté à son poste…L’OM semble aujourd’hui être la seule équipe véritablement capable de bousculer l’ogre lyonnais. Face à des promus Strasbourgeois surmotivés pour leur retour en L1, les Olympiens parviendront-ils toutefois à éviter l’excès de confiance? Auront-ils les épaules assez larges pour déjouer leur premier piège de la saison? «Devant son public, un promu est toujours dangereux, note le coach marseillais Albert Emon. L’an dernier, on avait démarré face à Sedan et on avait été en difficulté (0-0). Aujourd’hui, vu notre effectif, on doit être en mesure de pouvoir gérer ce genre de situation. En signant ici, les joueurs savaient à quoi s’attendre: tous les clubs de France voudront nous battre et nous abattre.» «On sait que tous les matchs seront des pièges, renchérit de son côté le défenseur central phocéen Gaël Givet. L’OM et Lyon sont les deux grosses cylindrées du Championnat, donc c’est normal que face à nous, toutes les équipes montrent les crocs. Mais on sait aussi ce qu’on veut: gagner le maximum de match, à commencer par celui de Strasbourg, samedi.»
Du côté des Alsaciens, malgré l’absence du capitaine Yassine Abdessadki (suspendu), la venue de l’OM ne fait pas peur. Au contraire. «Même si l’OM est très costaud, nous ne sommes pas inquiets, confie le nouvel entraîneur du RC, Jean-Marc Furlan. Ce n’est pas plus mal de commencer par Marseille. Avec beaucoup de volonté, on peut faire un bon résultat. Sur 90 minutes, tout est possible.»

Quelle tactique sans Nasri? Ce n’est un secret pour personne: le meneur de jeu de l’OM Samir Nasri (blessé à la cheville) ne sera pas du déplacement en Alsace. «Il travaille dur, il va beaucoup mieux, mais il est encore trop juste», a reconnu vendredi matin à la Commanderie son coach, Albert Emon. Comme prévu, l’international tricolore devrait faire son retour dans le groupe à l’occasion de la réception de Rennes, le 11 août. En son absence, les clés de l’animation du jeu olympien devraient être confiées à l’ex-Sochalien Karim Ziani, auteur d’une avant saison prometteuse, ou au Néerlandais «Bolo» Zenden, très discret lors des derniers matchs amicaux.
Quelle que soit l’identité de son numéro 10, l’OM devrait débuter la saison avec la même configuration tactique que l’an passé. «Lors des matchs amicaux, j’ai souvent expérimenté le 4-2-2-2 et cela peut être une option intéressante, confie Emon. Mais face à Strasbourg, on restera en 4-3-3. C’est la configuration dont je suis le plus adepte.»

Voici donc le très probable onze de départ olympien à Strasbourg: Carrasso - Taiwo, Givet, Rodriguez, Beye - Cana, Cheyrou, Ziani – Zenden, Niang, Cissé.

Mercato. Toujours à la recherche d’un attaquant remiseur, les dirigeants olympiens se seraient renseignés sur deux joueurs: le Nantais Mamadou Bagayoko, déjà auteur d’un doublé lors de la première journée de L2, et le Norvégien du IFK Goteborg, Marcus Berg (20 ans). L’OM a jusqu’au 31 août, date de clôture du mercato d’été, pour finaliser ce dernier dossier.