Scandale à la Fifa: Jack Warner dit «craindre pour sa vie» et promet des révélations sur Sepp Blatter

FOOTBALL L'ex-membre du comité exécutif de la Fifa a fait une apparition à la télé à Trinidad et Tobago...

J.L. avec AFP
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Jack Warner en 2009.
Jack Warner en 2009. — CRIS BOURONCLE / AFP

L'ancien vice-président de la Fifa Jack Warner, recherché par Interpol mais capable de donner des interviews à la télé et de faire une apparition à un meeting politique à Trinidad et Tobago, a affirmé mercredi détenir des documents prouvant l'implication de la Fédération internationale de football, en pleine tourmente, lors des élections législatives 2010 dans son pays.



«J'ai compilé une série de documents qui montre un lien entre la Fifa, son financement et le Congrès national uni (United National Congress (UPC)», a affirmé M. Warner dans un spot de cinq minutes diffusé par la chaîne de télévision TV6.  Dans ces documents, il est aussi question de ma connaissance de transactions internationales au sein de la Fifa, incluant son président M. Sepp Blatter, ainsi que d'autres questions impliquant l'actuel Premier ministre», a-t-il poursuivi sans donner plus de précisions.

A half hour after saying he fears for his life, Jack Warner arrives at a political rally in Trinidad. AP is here. pic.twitter.com/uzWiFvtUYa
— Tim Reynolds (@ByTimReynolds) June 4, 2015

«Ces documents, dont des chèques et des déclarations corroborées, ont été confiés à différentes personnes sûres», a insisté l'ancien haut dirigeant de la Fifa, inculpé par la justice américaine pour paiements illégaux, corruption, racket et blanchiment d'argent et figurant depuis mercredi sur la liste des personnes les plus recherchées par Interpol.

Jack Warner on his worldwide perception: "Jack Warner is a bad guy. Jack Warner has Ebola."
— Tim Reynolds (@ByTimReynolds) June 4, 2015

 

M. Warner, ancien président de la Concacaf (Confédération d'Amérique du nord, Centre et Caraïbes), a estimé qu'il «avait des raisons de craindre pour sa vie. J'ai décidé que je n'allais plus garder des secrets au profit de personnes qui cherchent maintenant à détruire activement ce pays, son image à l'étranger et son destin».