VIDEO. Comme Alonso, est-ce facile de remonter dans une F1 après un crash?

FORMULE 1 Un mois et une semaine après son accident, le pilote Mc Laren retrouve la compétition ce week-end en Malaisie…

A.M. avec AFP

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le pilote espagnol de McLaren Fernando Alonso, le 20 février 2015 en Catalogne.
le pilote espagnol de McLaren Fernando Alonso, le 20 février 2015 en Catalogne. — LLUIS GENE / AFP

Et il est remonté dans son baquet, comme si de rien n’était. Un peu plus d’un mois après s’être crashé au volant de sa McLaren-Honda, Fernando Alonso retrouve les Grands Prix ce week-end, en Malaisie. La FIA l’estime paré au pilotage: «il a passé avec succès les examens médicaux nécessaires et a donc été déclaré apte à courir». L’Espagnol assure même de son côté que contrairement à ce qui se racontait, il ne s’est pas «réveillé en 1995, en parlant italien. Je me souviens de l'accident et de tout ce qui s'est passé le lendemain».

A sa place, on tremblerait un peu avant de remonter dans une monoplace susceptible d’être poussée à plus de 300km/h. Lui semble y aller le cœur léger. Et sans aucune gêne? «Je suis sûr que oui, promet l’ancien pilote français Jean Alesi. Déjà, il n’a pas de souffrance physique. Des fois, vous cassez une jambe ou un bras. Là ce n’est pas le cas. C’est comme s’il avait fait un tête à queue et qu’il repartait dans la foulée».

Voilà pour le côté rassurant. Le problème pour l’Espagnol de 33 ans, c’est que personne n’a encore su expliquer ce crash l’ayant envoyé trois nuits à l’hôpital et qui l’a privé du premier Grand Prix de la saison, il y a 15 jours, à Melbourne. «Il peut y avoir un peu de tension entre l’équipe technique et lui. Parce qu’il veut savoir ce qu’il s’est passé et qu’il n’a pas eu de réponse», reprend Jean Alesi. Devant la presse, l’Espagnol a promis qu’il n’avait «aucun doute, aucune inquiétude».

 

N’empêche, son écurie a tout de même équipé sa voiture d’un capteur supplémentaire après que l’ancien pilote Ferrari se soit plaint «d’une direction un peu lourde». «Je suis sûr qu’il nous manque une explication au niveau de l’acquisition de données, quelque chose qu’on comprendra dans 10 ans quand on aura fait des progrès dans ce domaine», lâche Fernando Alonso. Un vide qui permet aux théories diverses et variées de se développer, comme celle qui évoque un possible malaise du pilote.

Quand à son forfait en Australie, il ne devrait pas non plus le pousser à prendre des risques inconsidérés pour rattraper son retard. «Ça peut arriver, mais là, il reprend avec voiture qui n’est pas compétitive. Donc il va reprendre son bâton de pèlerin, travailler sur sa McLaren pour retrouver de la performance. S’il avait une Mercedes ce serait différent, il voudrait montrer qu’il est aussi fort qu’avant», assure Alesi. Pour ce qui est de la force physique, les biceps n’ont rien perdu.