Mondial de handball: Onesta, Karabatic, Omeyer, qui sont les les hommes du cinquième titre?

HANDBALL Les Bleus sont de nouveau champions du monde après leur victoire contre le Qatar à Doha….

J.L.

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L'équipe de France laisse éclater sa joie, le 30 janvier 2014 au Qatar.
L'équipe de France laisse éclater sa joie, le 30 janvier 2014 au Qatar. — De Isidro/SIPA

Ils l’ont fait. De nouveau champions du monde après un énième parcours de légende au Qatar, les Bleus sont devenus les seuls à compter cinq titres mondiaux dans l’histoire du handball, un exploit que les Russes et les Suédois ne sont jamais parvenus à accomplir. Presque aisée à conquérir dimanche, cette médaille d’or a pourtant tenu à un fil, et quelques décisions prises au bon moment par les bonnes personnes. Florilège.

 

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Il a commencé son mondial par une sortie médiatique surprenante à l’encontre de son capitaine Jérôme Fernandez, poussé vers la retraite sans ménagement. Privé de plusieurs cadres historiques, comme Abalo, Honrubia ou Narcisse (présent mais diminué), l’entraîneur des Blues a été cohérent avec son discours, en impliquant les jeunes comme jamais dans les moments décisifs. Face à la Suède, au cours d’un match de poule décisif mal embarqué pour la France, il n’a pas hésité à lancer Accambray, Mahé ou Nyokas pour sauver la patrie, avant la «montée en puissance espérée par le staff» (Dinart) en phase finale. Cette fois encore, Onesta a eu tout bon.

Thierry Omeyer, monstrueux dans ses cages

Il ne va plus exister assez de superlatifs pour décrire avec assez d’emphase le niveau stratosphérique atteint par Thierry Omeyer sur cette compétition. A 38 ans, le gardien du PSG hand semble aussi éternel que la Tour Eiffel ou la Galerie des Glaces. Elu à quatre reprises meilleur joueur de la rencontre, Omeyer a littéralement écœuré les espagnols en demi-finale avec 23 parades, dont deux double arrêts déjà ajoutés à sa compilation youtube pour la postérité. Valentin Porte est celui qui en parle le mieux. «Thierry c'est un compétiteur hors pair. Les premiers tours, ça ne l'intéresse pas. Il veut les matches à enjeu, à pression. Il sort le match qu'il faut à chaque fois au bon moment, c'est génial.»

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Luka Karabatic, le nouveau patron de la défense

«Si certains estimaient encore avant ce Mondial que la présence de Luka était uniquement due à une volonté de faire plaisir à son frère, ils ont, je l’espère, changé d’avis». Claude Onesta a tout dit dans cette mise au point. Grâce aux conseils de Didier Dinart, Luka Karabatic a endossé naturellement le costume de chef de meute des Bleus en défense. On l’a même vu replacer son frère plus souvent que l’inverse, scène encore inimaginable il y a un an lors de l’Euro au Danemark. «Notre rapport tend à devenir d’égal à égal, explique Luka au Figaro. Au début de ma carrière, c’était lui qui m’indiquait le chemin à suivre, qui m’engueulait aussi parfois. Et aujourd’hui, cela arrive plus souvent que ce soit moi qui lui dicte certains réglages.»

Guillaume Joli

Guillaume Joli n’a pas beaucoup joué pendant ces championnats du monde. Pas grave, son job, c’est les penaltys. L’ailier dunkerquois n’a rien raté entre la Suède et l’Espagne. Contre les vikings, il a même tenu la baraque à lui tout seul (9 sur 9) à un moment où le gardien suédois prenait plus de place qu’un éléphant obèse dans ses buts. Même chose face à l’Espagne, où Joli a inscrit le seul but français du premier quart d’heure de la deuxième mi-temps. «Je m’entraîne à les tirer à l’entraînement depuis que je suis tout petit, raconte l’intéressé. Souvent quand on joue en jeune au handball, c’est aux meilleurs de tirer les penalties. Comme j’en faisais partie et que j’étais plutôt en réussite, j’ai continué.» Tant mieux pour les Bleus.