Photos nues, insultes sur Twitter et Philippe Lucas… La tumultueuse vie hors des bassins de Laure Manaudou

POLEMIQUES Surprise à Disneyland avec une peluche volée dans son sac, jeudi, Laure Manaudou n'en est pas à sa première...

N.C.
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Laure Manaudou, retraitée des bassins depuis plusieurs mois, a estimé mardi, en marge du lancement à Paris de sa ligne de maillots de bain avec la société Topsec, avoir "perdu dix ans", mais a la volonté de "vite les rattraper"
Laure Manaudou, retraitée des bassins depuis plusieurs mois, a estimé mardi, en marge du lancement à Paris de sa ligne de maillots de bain avec la société Topsec, avoir "perdu dix ans", mais a la volonté de "vite les rattraper" — Francois Guillot AFP

La main dans le sac. Laure Manaudou a été surprise jeudi avec une peluche à 170 euros dérobée dans son sac à Disneyland Paris, qu'elle visitait avec sa fille et une amie. Après avoir passé la fin d’après-midi au commissariat, en audition libre. Elle a finalement écopé d'un rappel à la loi. Le dernier épisode d’une vie aussi brillante dans les bassins que tumultueuse en dehors.


 

 

Sa relation avec Philippe Lucas

Mai 2007, après 7 ans de collaboration avec Philippe Lucas, qui en a fait la meilleure nageuse française de l’histoire à 20 ans à peine (championne olympique, triple championne du monde, double championne d’Europe, plus une bonne vingtaine de titres nationaux), Laure Manaudou décide de partir s'entraîner en Italie pour rejoindre son petit ami d'alors, Luca Marin. Elle affirme «ne plus supporter physiquement» les entraînements de son mentor. Lui le prend très mal. «Elle part parce qu'elle a envie de moins travailler. Elle fuit le travail», assène-t-il. Le divorce est consommé, et pendant longtemps, ces deux-là ne vont plus se parler. «Elle m’a fait chier mais l’amour est là», dira finalement Philippe Lucas lors de leurs retrouvailles sur le plateau de Stade 2, en octobre dernier.

Le scandale de ses photos nues sur Internet

En décembre 2007, les championnats d’Europe en petit bassin de Debrecen virent à la catastrophe. Même si elle décroche deux titres (400m nage libre et 100m dos), on ne parle pas beaucoup natation au bord des bassins. Tout d’abord, Laure Manaudou et Luca Marin se livrent à une scène de ménage devant les autres nageurs. Elle lui jette une bague (cadeau de monsieur) à la figure, il vient l’insulter en chambre d’appel. Surtout, c’est à ce moment que sortent sur Internet les photos de la Française, complètement nue. Tout le monde croit l’Italien à leur origine. «C’était faux… Je l’avoue, j’ai pris un peu de plaisir à le voir accusé», écrit-elle dans son autobiographie sortie en septembre (Entre les lignes, ed. Lafon). Dans ce livre, elle accuse un autre ex-petit ami, Pierre Henri. Ce dernier dément et vient de lui demander 500.000 euros de dommages et intérêt devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Les insultes pour ses propos sur la tuerie de Toulouse

Comme Marion Cotillard sur les attentats du 11 septembre, Laure Manaudou s'est dit, un jour, qu'il serait intéressant qu'elle donne son avis sur une actualité brûlante. En l'occurrence, la tuerie de Toulouse, en mars 2003, lorsque quatre personnes (dont trois enfants) ont été abattues devant un collège juif. Sur son compte Twitter, la nageuse avait alors écrit: «Supprimez ces jeux vidéo à la con et ça ira déjà mieux!». Avant de préciser: «Oui je fais référence à Toulouse. Non seulement y a des fous mais en plus qu'ils s'en prennent à des juifs est vraiment honteux!». La vague de réactions, pas très amicale, ne s'est pas faite attendre. Manaudou avait dans la foulée fermée son compte, provisoirement.

Ses révélations sur son (non) amour pour son sport

Pas à une contradiction près, Laure Manaudou, starisée à 17 ans grâce à ses exploits dans l'eau, ne garde pas un grand souvenir de sa carrière. «Je n'ai jamais été fière de tous mes titres, de mes médailles. Pour moi, c'était normal», dit-elle dans son autobiographie. Mais elle ne s'arrête pas là. En fait, la meilleure nageuse française de l'histoire n'était pas passionnée plus que ça par son métier. «Je n’ai jamais aimé nager. Je suis arrivée à la natation par hasard, presque par accident, à un âge où l’on ne décide pas de grand-chose. Je ne regrette ni l'odeur du chlore, encore moins l'enfilade infinie de carreaux de faïence jusqu'à l'abrutissement.» De quoi éveiller quelques vocations.