L’ex de Laure Manaudou lui réclame 500.000 euros de dommages et intérêts

JUSTICE L'ex-nageuse l'accuse d'avoir dévoilé des photos d'elle nue...

R.B.
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Laure Manaudou en avril 2014.
Laure Manaudou en avril 2014. — ZIHNIOGLU KAMIL/SIPA

L’histoire va se poursuivre au tribunal correctionnel de Marseille. Accusé d’avoir diffusé des photos de Laure Manaudou nue dans l’autobiographie de l’ancienne nageuse, son ex-petit ami Pierre Henri avait décidé de porter l’affaire devant la justice en octobre. On sait désormais ce qu'il exige de sa part. «Nous avons assigné Laure Manaudou en citation directe devant le tribunal correction de Marseille pour grave atteinte à l’intégrité morale de mon client, explique dans Closer ce vendredi son avocat Valery Le Douguet. Nous lui réclamons 500.000 euros de dommages et intérêts.»

«Ces clichés sont comme un pistolet chargé dans la main d'un amant congédié»

Dans son autobiographie Entre les lignes, la triple médaillée olympique racontait la manière dont le jeune homme, avec qui elle venait de rompre, avait reçu les photos, diffusées sur Internet en 2007. «Avec Pierre je n'ose pas dire non. Il veut ses photos? Je m'exécute. Il me donne des indications, réclame des poses, de plus en plus osées, sous toutes les coutures. Et comme une conne, je fais ce qu'il dit. En débardeur, en mini-short puis en slip, en string, et finalement plus rien, écrit Laure Manaudou. Dans le secret de ma salle de bain, sur fond de carrelage blême, sous la lueur électrique du néon, je m'effeuille pour les beaux yeux d'un garçon que je n'aime plus. Bientôt je suis entièrement nue, et même plus que nue. Je dévoile mes seins, mes fesses, mon sexe... L'idée m'effleure que je lui envoie des balles pour m'abattre, que ces clichés sont comme un pistolet chargé dans la main d'un amant congédié.»

Dans la bouche de l'amoureux éconduit, la version est complètement différente. «Elle laisse entendre que je la martyrisais psychologiquement pour faire de telles choses alors que tout au long de notre relation, que ce soit au début ou à la fin, j'ai reçu plusieurs photos d'elle prises par téléphone ou avec un appareil photo, décrit pour Closer Pierre Henri. Je ne l'ai jamais forcée à faire quoi que soit. Pourquoi j'aurais fait ça? D'ailleurs quand les photos sont apparues je suis une des premières personnes à avoir été la consoler.» Les deux versions se confronteront au tribunal.