VIDEORAMA. Coupe Davis: Les cinq matchs les plus dingues des finales de l’équipe de France

TENNIS Histoire de se mettre en bouche avant ce week-end, voilà une compilation de matches de légende…

B.V.

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Capture d'écran de la victoire d'Arnaud Boetsch sur Niklas Kulti en 1996
Capture d'écran de la victoire d'Arnaud Boetsch sur Niklas Kulti en 1996 — Capture d'écran Youtube

Ce week-end, on va vibrer, pleurer, rigoler, stresser, s’énerver… et à la fin, si tout se passe bien, s’enthousiasmer pour la 10e victoire de l’équipe de France en Coupe Davis. Avant la finale face à la Suisse, 20 Minutes vous propose de revenir sur cinq rencontres qui ont marqué l’histoire des finales de l’équipe de France en Coupe Davis. Séquence émotion.

La plus cruelle > PHM craque face à Youzhny (France-Russie, 2002)

Ils avaient tous les deux 20 ans. Paul-Henri Mathieu et Mikhail Youzhny, tous les deux appelés en renfort après les forfaits d’Arnaud Clément et d’Ievgueni Kafelnikov, s’affrontent lors du cinquième match pour régler l’affaire entre la France et la Russie, en 2002 à Bercy. En jambes, le Français s’amuse en début de match et mène 2 sets à 0 en moins d’une heure et demi. Puis le trou noir. Après 4h30 de match, Youznhy gagne en cinq manches et créé définitivement la légende «PHM n’a pas de mental». La Russie remporte sa première Coupe Davis.

La plus surréaliste > Boestch et Kulti vont au bout d’eux-mêmes (France-Suède, 1996)

L’affaire aurait pu être réglée quelques heures plus tôt, si Cédric Pioline n’avait pas craqué quelques heures au bout d’un match marathon face Thomas Enqvist (9-7 au cinquième). Alors tout repose sur les épaules d’Arnaud Boetsch, alors solide 12e joueur mondial, et du méconnu Nicklas Kulti, remplaçant de dernière minute après la blessure de Stefan Edberg le vendredi. Au terme d’un match hallucinant (10-8 au cinquième), Boetsch finit par s’imposer après avoir sauvé quatre balles de match face à un Kulti  perclus de crampes et incapable de bouger sur le court, sauf pour envoyer des patates au service et enchaîner les aces comme des perles. En tout, les acteurs de ce dimanche seront restés plus de 9 h sur le court.

La plus décevante > Llodra cale contre Troïcki (Serbie-France, 2010)

On attendait Gilles Simon contre Janko Tipsarevic, on a eu Michael Llodra contre Victor Troïcki. Totalement inattendu, le cinquième match décisif entre la Serbie et la France en 2010 aurait du tourner en faveur des Bleus. Auteur d’une bonne saison, Llodra et son service-volée étaient largement favoris face à un Troïcki très effacé. Enfin, pas ce jour-là. Survolté par l’ambiance de la Beogradska Arena, le Serbe massacre le Français (6-2, 6-2, 6-3). Ce jour-là, l’envoyé spécial de 20 Minutes écrit: «Lent et sans vie, l'attaquant flamboyant est lâché par son amour de toujours: sa volée. En panne de service, en panne de retour, en panne de tout, Llodra a sombré.»

La plus burnée > Julien Escudé tape Hewitt sur son gazon australien (Australie-France, 2001)

Celle-là, il fallait aller la chercher. Sur leur gazon de Melbourne, les Australiens de Rafter et Hewitt sont ultra-favoris face à des français déjà miraculés en quarts et en demies. Surtout quand Arnaud Clément annonce son forfait. Julien Escudé, éliminé au premier tour des quatre derniers tournois joués avant la finale, se présente devant le numéro un mondial de l’époque, Lleyton Hewitt, avec une bonne tête de victime. Sauf qu’il sort le match de sa vie et l’emporte en cinq sets. Deux jours plus tard, ce même Escudé offrira la victoire finale à la France face à Wayne Arthurs.

La plus inattendue > Henri Leconte retourne la légende Pete Sampras (France-Etats-Unis, 1991)

Les paris en ligne n’existaient pas encore, mais on imagine que la cote d’Henri Leconte ne devait pas être bien favorable. En déclin, l’ancien finaliste de Roland-Garros est tombé à la 159e place du classement ATP lorsque le capitaine Yannick Noah le titularise à la surprise générale pour affronter lors du deuxième match de la finale France-USA face à Pete Sampras. Forget battu par Agassi, Leconte est déjà la dernière chance des Bleus et il ne déçoit pas. En trois sets, il écœure le 6e mondial et futur grand patron du circuit. Les Français sont lancés sur la victoire et vers le célèbre «Saga Africa» du palais des sports de Gerland, à Lyon.