VI Nations: «Une bonne expérience pour moi», assure Jean-Marc Doussain

RUGBY Le demi de mêlée du Stade Toulousain ne se laisse pas abattre, au sortir d’un Tournoi délicat avec le XV de France…

Nicolas Stival

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Jean-Marc Doussain a vécu un match très difficile avec le XV de France à Cardiff, face au Pays de Galles de George North (27-6), le 21 février 2014.
Jean-Marc Doussain a vécu un match très difficile avec le XV de France à Cardiff, face au Pays de Galles de George North (27-6), le 21 février 2014. — Huw Evans Agency/REX/REX/SIPA

Titulaire lors des trois premières journées du Tournoi des VI Nations, face à l’Angleterre (26-24), l’Italie (30-10) puis au pays de Galles (27-6), Jean-Marc Doussain a débuté les deux derniers matchs comme remplaçant, en Ecosse (17-19) puis face à l’Irlande (20-22). Le demi de mêlée de Toulouse et des Bleus a dû laisser sa place à Maxime Machenaud après sa mauvaise prestation à Cardiff, où il avait été sorti dès la mi-temps. L’Ariégeois (23 ans, 10 sélections) veut «positiver» avant une fin de saison excitante avec son club.

Que retenez-vous de ce Tournoi des VI Nations?

Nous avons alterné les bonnes et les moins bonnes choses. C’est surtout dommage d’avoir perdu contre l’Irlande (20-22), car ça a été un match plutôt abouti dans le contenu, et de ne pas avoir fini sur une bonne note.

Sur le plan personnel, le match au Pays de Galles a été un tournant dans ce Tournoi…

Cela a été une bonne expérience pour moi, qui m’a fait gagner en maturité. J’ai commencé des matchs, d’autres fois, j’étais remplaçant. Le match à Cardiff a été assez difficile mais j’ai essayé de positiver. J’espère que cela me servira pour mon retour en club.

Quand on évolue à la charnière de l’équipe de France, se sent-on plus visé qu’à autre poste?

Que ce soit au Stade Toulousain ou en Bleu, on sait qu’à ce poste, on est souvent sous le feu des critiques. Il faut savoir l’accepter. Ça a été bénéfique de jouer des matchs de ce niveau-là, même si certains ont été compliqués. Il faut en ressortir grandi, en tirer le positif comme le négatif.

Depuis le début de votre carrière, c’est la première fois que vous êtes autant critiqué…

Non, non, non… Je l’ai été et j’espère que ce sera encore le cas. Cela voudra dire que je suis toujours dans le coup. On ne voudrait faire que des bons matchs, mais ce n’est pas possible. Maintenant, je suis content de retrouver mon club pour réussir une bonne fin de saison.

Trois semaines cruciales vous attendent avec le Stade Toulousain.

Nous avons des échéances importantes, avec des matchs qui seront peut-être du niveau du Tournoi des VI Nations. Le quart de finale au Munster (en Coupe d’Europe, le 5 avril) sera compliqué, et il y aura deux matchs auparavant (en Top 14, à Saint-Denis face au Stade Français, puis à Marseille contre Toulon) pour le préparer.

Si l’on en croit l’encadrement, la priorité est donnée au quart de finale de HCup en Irlande…

C’est possible. Pour ma part, je rentre de sélection, j’ai été deux fois remplaçant, j’ai surtout envie de jouer. Si je peux être aligné contre le Stade Français, retourner au Stade de France, je serai le plus content. Ce sera une belle affiche.