Ligue 1: Courbis et Montpellier réfléchissent « pour savoir comment arrêter cette dégringolade »

FOOTBALL Le nouveau technicien héraultais ne fixe pas d'objectifs démesurés à son équipe, qui flotte juste au-dessus de la zone rouge de Ligue 1...

avec AFP

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Rolland Courbis, le nouvel entraîneur de Montpellier, en 2013
Rolland Courbis, le nouvel entraîneur de Montpellier, en 2013 — ALAIN ROBERT/APERCU/SIPA

L'entraîneur de Montpellier Rolland Courbis réfléchit au moyen de «stopper la dégringolade» lors du déplacement à Bastia, samedi lors de la 19e journée de Ligue 1. Le champion de France 2012, 17e et premier non-relégable, reste sur une défaite à domicile (1-0) face à Saint-Etienne pour les débuts sur le banc du nouveau technicien.

Quel est l'état d'esprit du groupe avant la trêve ? 

C'est emmerdant d'avoir ajouté aux bosses que nous avions une bosse supplémentaire, qui est le non-match face à Saint-Etienne, pourtant pas imbattable ce soir-là. Dans un souci de bien faire, je n'ai pas démarré avec une idée géniale en mettant une organisation à cinq défenseurs. Après ce non-match, mon souci est d'avoir une amélioration en posant des problèmes à notre adversaire tout en étant solide. Et s'il y a la possibilité de grappiller quelque chose en faisant un bon match...

Est-il important que les joueurs aient conscience de devoir se battre pour le maintien à l'image de Jamel Saihi ? 

Quand on dégringole lentement mais sûrement et que l'on se retrouve avant le match face à Saint-Etienne à la 17e place, je dirais que Jamel est un peu en retard. Même si nous avions fait un gros match et pris trois points, le classement serait toujours préoccupant. Et la préoccupation numéro 1 est que l'une des trois équipes derrière nous puisse se réveiller comme Nancy ou Troyes l'an passé. Je remercie Jamel de nous avoir rappelé que nous sommes 17es. D'ailleurs, on réfléchit pour savoir comment on peut arrêter cette dégringolade et comment on peut grignoter quelques places afin de ne pas jouer le maintien au soir de la 37e journée. Même si on ne déclarera pas forfait avant notre déplacement à Paris pour la 38e journée, quand on rencontre le PSG au Parc des Princes, il vaut mieux se dire que notre championnat s'arrête à la 37e journée.

L'objectif numéro 1 n'est plus la 10e place, mais le maintien ? 

Oui. Si on fait l'erreur de parler de la 10e place et si on n'envisage pas avant la possibilité d'une 18e, 19e, voire 20e place, on peut même réaliser l'exploit de descendre à la 21e. Si après avoir stoppé la dégringolade, on termine 16e en préparant la saison suivante avec l'arrivée d'un ou deux joueurs dans les jours et semaines à venir... On peut notamment remplacer numériquement Bakar qui n'est plus opérationnel avant juin. Sinon la 10e place n'est pas le dernier de mes soucis, mais ce n'est pas non plus le premier.

Valère Germain (Monaco) ou Djibril Cissé sont-ils des joueurs qui vous intéressent  ? 

Zlatan, Cavani...il y a une longue liste. On est obligé de procéder par élimination pour essayer de récupérer un joueur auquel personne ne pense et soit une agréable surprise pour tout le monde, y compris pour notre vestiaire. Faire rentrer un joueur dans notre vestiaire est un objectif logique car il faut remplacer Bakar, mais il ne faut pas non plus n'importe quel statut, ni n'importe quel comportement. Khalifa (attaquant tunisien de Marseille) fait partie de cette longue liste. On s'est réuni avec Loulou (Louis Nicollin, président de Montpellier), Laurent (Nicollin, président délégué) et Michel (Mézy, conseiller du président). Différents cas de figure sont étudiés. On tranchera dans les jours à venir au moins pour une arrivée. On verra ensuite pour l'éventualité d'un second renfort. Chaque chose en son temps.