Sans Ibrahimovic et avec des jeunes, faut-il vraiment regarder Benfica-PSG?
FOOTBALL•Les Parisiens disputent un match sans enjeu à Lisbonne pour la dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions...Antoine Maes
De notre envoyé spécial à Lisbonne,
Il y a des matchs où la tension est perceptible dès le matin, à peine les yeux ouverts. Il y en a d’autres où il faut se pincer pour ressentir quelque chose. Ce Benfica-PSG fait plutôt partie de la seconde catégorie. Paris est assuré depuis 15 jours de voir les huitièmes de finale, et mieux encore, de terminer en tête de son groupe.
L’entraîneur parisien n’avait pas encore ouvert la bouche que ses intentions étaient déjà claires. En laissant Zlatan Ibrahimovic à Paris, l’entraîneur parisien a envoyé un message tout bête: le voyage lisboète fait partie de ces matchs où il faut développer des trésors de langue de bois pour ne pas avoir l’impression d’être venu pour rien. «C’est très difficile de jouer un tel match sans pression de victoire», prévient tout de même l’entraîneur parisien, qui aimerait faire du PSG la première équipe française à s’imposer au stade de la Luz.
Les jeunes «travaillent comme de vrais pros»
Avec lui, il a emmené quelques apprentis plus habitués à la CFA qu’aux arènes européennes (Kingsley Coman, Kalifa Traoré, Morry Diaw). Pas sûr pourtant qu’on les découvre mardi soir. «Je ne voudrais pas que les journalistes portugais pensent qu’on est venus avec des jeunes uniquement. Ce ne sera pas une équipe de figuration», promet Laurent Blanc. D’ailleurs, ils ne devraient pas tous démarrer la rencontre, même s’ils n’auront «aucune pression de résultat et de performance individuelle».
Ils sont tout de même prêts pour leur baptême du feu, selon Christophe Jallet. «Ils sont respectueux, et ils travaillent comme de vrais pros. Leur chance, c’est d‘évoluer avec de très grands joueurs. Ça leur permet d’avoir une progression plus fulgurante que moi quand j’étais à Niort. Quand on a 19 ans dans un effectif de cette qualité, on progresse plus rapidement.» Mais sûrement pas au point de revenir dès le mois de février pour les huitièmes de finale.


















