Ligue 1: Les records que le PSG voudrait battre
FOOTBALL – A Evian, ils peuvent déjà en égaler un…B.V.
Ce PSG est-il l’équipe de tous les records? Il est encore sans doute un peu tôt pour le dire. Mais face à Evian, mercredi, les hommes de Laurent Blanc peuvent égaler la série de 37 matchs sans défaite établie il y a vingt ans par la génération Weah. Tour d’horizon, avec témoins d’époque, des records que les Parisiens peuvent essayer battre.
Celui qu’ils vont (probablement) battre: le record du club de matchs consécutifs sans défaite (37)
Laurent Blanc a beau répéter qu’il n’en «parle même pas à ses joueurs», ce match à Evian mercredi soir pourrait offrir à ses joueurs plus que trois points, avec une jolie ligne dans le livre des records parisiens. Invaincu depuis 37 rencontres, le PSG 2013-2014 pourrait égaler son homologue de 1993-94, à l’époque des Weah, Ginola, Lama, Valdo, etc. Et le battre dès samedi, lors de la réception de Sochaux.
L’avis de Patrick Colleter (défenseur du PSG en 1993-94):
«On peut comparer les deux générations dans la mesure où ces deux équipes étaient vraiment très bien équilibrées, avec des attaquants de talents et de très grosses défenses devant un grand gardien. On était sûrs de nos forces, comme le PSG d’aujourd’hui, mais c’était malgré tout moins facile. On ne gagnait pas tous les matchs 3 ou 4-0, comme eux. Ils sont vraiment au-dessus des autres. Je ne vois pas quelle équipe est capable de les battre aujourd’hui. Je les pense même capables d’inquiéter le record de Nantes (32 matchs invaincus dans une seule saison) ou pourquoi pas rester invaincus toute la saison? Quand tu es dans une série comme ça, tu te penses invincible. Et l’adversaire aussi pense que tu l’es.»
Celui qu’ils peuvent (peut-être) battre: le record de victoires en une saison de Ligue 1 (26)
Pour l’instant, avec onze succès en quinze matchs, ils sont dans les clous. Le record de 26 victoires en une saison de Ligue 1, codétenu par le grand Reims (1959-60), Monaco (1960-61) et Nantes (1965-66 et 79-80), est à portée de ce PSG. A condition donc de remporter 15 de leurs 23 dernières rencontres. Compliqué.
L’avis de Gilles Rampillon (milieu offensif de Nantes en 1980):
«On était à l’apogée de notre génération de joueurs, qui étaient ensemble depuis plusieurs saisons. On avait un vrai sentiment de confiance collective, d’invincibilité. On avait en commun avec le PSG cette intelligence collective pour se replacer, cette capacité à mettre en valeur les points forts de l’équipe et à varier le jeu suivant l’adversaire ou le déroulement du match. Ainsi que la volonté de jouer pour se créer des occasions, ce qui n’est pas une évidence pour tout le monde. Paris a une forme de sérénité, de contrôle dans le jeu… Je pense qu’ils peuvent battre ce record, mais il reste encore du chemin (rires)!»
Celui qu’ils ne battront (probablement) pas: le record de buts en une saison de Ligue 1 (118)
Celui-là, le PSG peut en rêver, mais il va falloir accélérer le rythme. Avec ses 34 buts en 15 matchs (une moyenne de 2,2 par rencontre) le champion de France est encore bien loin des 118 sur une saison du Racing Club de Paris, en 1959-60 (3,1 par match). Mais avec Ibrahimovic et Cavani, on n’est jamais sûrs de rien.
L’avis de Jean Taillandier (gardien du Racing Club de Paris en 1959-60):
«Ça va être compliqué pour Paris de le battre celui-là (rires). A l’époque, on jouait toujours l’attaque, la défense était quelque chose de secondaire. On avait des gens qui jouaient pour marquer des buts, pour apporter quelque chose, car les gens venaient voir un spectacle. Quand on prenait trois buts, l’objectif était d’en marquer quatre. Tactiquement, on jouait avec trois attaquants, et derrière, c’était du marquage individuel. Ça créait du surnombre, et il y avait moins de déchet que maintenant pour les exploiter. Peut-être manque-t-il des attaquants de valeur aujourd’hui. Beaucoup courent vite, mais peu concrétisent. Cette année-là, on avait Thadée Cisowski, qui avait 27 buts. C’était un peu notre Ibrahimovic à nous.»


















