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Le saut à ski français paré au décollage
Discipline incontournable des sports d’hiver, le saut à ski n’a jamais été une spécialité française.Gaël Anger
Discipline incontournable des sports d’hiver, le saut à ski n’a jamais été une spécialité française. Nos athletes se sont toutefois distingués occasionnellement en Coupe du monde, à l’image deNicolas Dessum, seul tricolore victorieux d’unemanche deCoupe du monde, en 1995 à Sapporo (Japon).
Un succès quimarquait l’âge d’or du saut à ski français, avec une équipe compétitive autour de Didier Mollard, Jérôme Gay ou Nicolas Jean-Prost. Mais depuis une décennie, les instances attendent une relève qui n’arrive pas.Et la France n’était mêmepas représentée dans cette discipline aux derniers JO d’hiver de Turin. « On ne peut pas se le permettre, c’est inadmissible, regrette Fabien Saguez,le nouveau DTN du ski français.
Il faut attirer les jeunes dans les filières pour qu’à Vancouver en 2010,on ait plusieurs athlètes qualifiés et performants.» Mais il devient difficile d’attirer de nouveaux pratiquants sans un minimumde résultats au plus haut niveau.
Au printemps dernier, la fédération a ainsi débauché Pekka Niemela, l’entraîneur finlandais de l’équipe nationale japonaise, l’une des meilleures au monde. Les résultats se sont déjà fait sentir. Deux Français (David Lazzaroni et Vincent Descombes) ont ainsi marqué des points en Coupe du monde après trois manches.
«Pekka va nous aider à nous sortir de cette spirale d’échec qui nous collait à la peau, mais tout ne peut pas se faire en quelques mois. Nous connaissons notremarge de progression, qui est importante, et nous aimerions dans un premier temps être plus régulier en Coupe du monde», confie Emmanuel Chedal qui, à l’image de ses coéquipiers, est toujours en quête de résultats significatifs après avoir disputé les Jeux de Salt Lake City (2002) dès l’âge de 19 ans.


















