Le jour où Mickaël Landreau s’est révélé en Ligue 1, par Lubomir Moravcik

R.S.

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Capture d'écran d'un pénalty raté par le Slovaque Lubomir Moravcik, face à Mickaël Landreau, lors d'un match entre Bastia et Nantes, le 2 octobre 1996.
Capture d'écran d'un pénalty raté par le Slovaque Lubomir Moravcik, face à Mickaël Landreau, lors d'un match entre Bastia et Nantes, le 2 octobre 1996. — Capture d'écran/20minutes

Cela fait près de dix-huit ans que Mickaël Landreau a sa place réservée dans un but de L1. La première fois, c’était sur la pelouse de Bastia, lorsqu’il évoluait avec le FC Nantes. En l’absence de Casagrande et Loussouarn les Canaris alignent leur troisième gardien âgé de 17 ans le 2 octobre 1996 lors de la 10e journée. En cours de match, la L1 met un nom sur ce maillot gris un peu trop grand, ce sourire malicieux et ces quelques boutons sur le front.

L’arbitre siffle un pénalty pour une faute du Nantais dans la surface. Lubomir Moravcik se présente alors face à lui. «Un très mauvais souvenir puisque je l’ai raté», raconte l’ancien meneur slovaque, reconverti comme agent. «Je l’ai tiré sur la gauche. Il l’a arrêté, c’est tout.»

«Si je marque le pénalty, peut-être qu’il n’aurait pas joué le prochain match»

A l’époque, l’ancien Bastiais ne connaissait évidemment rien de Landreau. Jamais il n’aurait pu imaginer que ce gardien alignerait 602 matchs sur son CV quelques années plus tard. «Je l’ai bien lancé! Si je marque le pénalty, peut-être qu’il n’aurait pas joué le prochain  match. Mais comme je l’ai raté, il a joué tout le temps après», indique Moravcik qui s’étonne lui-même d’avoir tiré ce pénalty puisqu’il n’était pas un spécialiste de l’exercice. «Ce devait être le premier de l’année. Ou il manquait quelqu’un.»

Puis il poursuit, au sujet de la carrière du futur recordman du nombre de matchs en L1: «Il a fait une très belle carrière car il était tout le temps bon. Il a du talent et une bonne santé. C’est un gardien pas très grand, mais très intelligent dans le jeu à l’image de Barthez, Lloris. L’un des meilleurs dans l’historie du foot français.»