Ukraine-France: Ce que peut changer Didier Deschamps pour envoyer les Bleus au Mondial 2014

FOOTBALL Le sélectionneur a peu de marge de manœuvre....

Julien Laloye
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Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 14 octobre 2013, au Stade de France.
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, le 14 octobre 2013, au Stade de France. — F.FIFE/AFP

Il y a des statistiques qui ne trompent pas, au-delà de toutes la considération qu’on peut avoir –ou pas- pour l’homme, l’entraîneur et le joueur. Avant le match retour face à l’Ukraine, Didier Deschamps facture le plus mauvais bilan d’un sélectionneur français depuis 1975. Signe que l’équipe de France n’est plus dominante, certainement, signe aussi, fatalement pourrait-on dire, que le coach des Bleus n’a pas toujours fait les bons choix, à commencer par vendredi soir à Kiev. Quelles solution s’offrent à DD de changer le cours des évènements mardi soir au Stade de France? 20 minutes fait le point, ligne par ligne.

Derrière ; Sakho-Abidal à défaut d’autre choix?

L’expulsion de Koscielny a paradoxalement éclairci le débat dans ce secteur-ci. Varane, en tribunes à Kiev, souffre toujours de son genou droit opéré en mai dernier et on le voit mal être rétabli en 48h. Reste donc l’alternative Sakho, plutôt bon dans une équipe de Liverpool elle-même en bonne santé. Cela ferait deux gauchers en défense centrale, mais Deschamps n’a pas d’autre choix à moins de sortir un nouveau défenseur de son chapeau. Une possibilité qui aurait le mérite de questionner le titularisation d’Abdial, en grosse difficulté devant la vivacité de l’attaque ukrainienne. Un défaut qui le poursuit à ce poste depuis 2008 et son expulsion face à l’Italie à l’Euro pour avoir laissé filer Luca Toni dans son dos. Autant dire que le débat n’est pas nouveau, à l’image de celui des latéraux, où Evra et Debuchy n’ont jamais fait vraiment mieux que Clichy ou Sagna. Ni moins bien.

Au milieu: Valbuena ou un 4-3-3?

Au moment de livrer sa liste, DD avait sous-entendu que la forme physique précaire de Valbuena ne mettait pas en danger le Marseillais au regard «de tout ce qu’il était capable de faire» avec les Bleus. L’éternel dindon de la farce –il n’avait pas joué une minute à l’euro 2012- doit l’avoir bien mauvaise d’avoir joué dix minutes en Ukraine. Et peut-être même se demander si les déclarations de Ribéry dans l’Equipe –«Valbuena est un bon petit » vs «Je voulais que Nasri revienne et qu’il ait un rôle important dans cette équipe»- n’ont pas conduit à sa mise à l’écart. Une titularisation mardi au détriment du Citizen, par ailleurs très décevant à Kiev, permettrait à Deschamps de réaffirmer une certaine autorité. A moins que le sélectionneur n’opte pour un changement de système avec la rentrée de Cabaye aux côtés de Matuidi et de Pogba. C’est dans ce système que Pogba donne sa pleine mesure offensive avec la Juve. Et c’est presque le seul qui a été à la hauteur vendredi…

En attaque : Benzema avec Giroud?

La France devra marquer au moins deux fois mardi pour aller en prolongations. Mais ce n’est pas en changeant ses attaquants qu’elle va y arriver. Dans ce secteur de jeu, seuls Payet et Grenier n’ont pas été utilisés en Ukraine. Il faut dire que les deux hommes traversent un automne plus qu’anonyme en club, même si le Lyonnais a pour lui une (petite) science du coup-franc directe qui mérite d’être gardée en mémoire. Le choix le moins conservateur pour Deschamps serait sans doute d’aligner Benzema avec Giroud. Une association qui n’a jamais marché en 4-4-2, un peu plus en 4-3-3, même si ça veut dire que Benzema évoluerait à droite. Bien sûr, Rémy, habitué à faire la paire avec Debuchy, reste le candidat le plus naturel pour jouer à l’aile. Après tout, l’ancien marseillais a le droit d’être meilleur qu’en Ukraine. Un peu comme tout le monde, en fait.