XV de France: Maxime Médard «a quelque chose à transmettre» en équipe de France

Propos recueillis par Romain Baheux

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Maxime Médard en juin 2013 avec le XV de France.
Maxime Médard en juin 2013 avec le XV de France. — MICHAEL BRADLEY / AFP

Il y a un an, Maxime Médard reprenait la compétition avec le Stade Toulousain près de neuf mois après sa rupture des ligaments croisés, pendant que les Bleus attaquaient leur série de tests d’automne. Samedi soir, il sera titularisé à l’aile pour affronter la Nouvelle-Zélande au Stade de France. Cadre des lignes arrières du XV de France, Médard s’explique à 20 Minutes avant la confrontation contre les champions du monde.

Qu’est-ce qui domine avant un match contre la Nouvelle-Zélande? L’excitation ou la crainte?

C’est l’excitation de jouer les All Blacks à domicile. C’est un peu foufou, tout le monde vient nous voir mais on sait aussi que les gens viennent pour les Néo-Zélandais. Rencontrer les meilleurs joueurs du monde, c’est toujours plaisant et ça va nous permettre de nous jauger. Moi, ça me rappelle forcément la finale de la Coupe du monde (2011), même si on avait perdu. Ce sont souvent eux qui gagnent à la fin…

Où situez-vous cette équipe de France?

On sort d’une saison difficile avec pas mal de défaites, une autre tournée d’été où l’on a perdu trois fois contre la Nouvelle-Zélande… Je ne vais pas dire que l’on est en haut de l’affiche. On a besoin de confiance et de matchs références pour montrer que l’on a beaucoup de qualités dans cette équipe.

Vous comptez trente-cinq sélections, vous considérez-vous comme un cadre de cette équipe?

Avec mon expérience, j’ai quelque chose à transmettre. Après être cadre… Il y a d’autres joueurs qui ont ce statut dans cette équipe. Moi, je me remets toujours en question et j’ai toujours envie de prouver. J’aimerais être un peu plus régulier pour donner le maximum aux Bleus. Je fais ce que je peux, je me mets au service de l’équipe et j’essaie d’apporter quelque chose à chaque match.

Prenez-vous quand même la parole dans le vestiaire?

Je suis quelqu’un de plutôt introverti donc je ne prends pas forcément la parole devant le groupe. Après, si j’ai quelque chose à dire, je le dis mais plus en petit comité.

Vous êtes titularisé à l’aile samedi mais ce n’est pas votre poste de prédilection…

Honnêtement, je suis content tant que je suis sur le terrain. Après ma blessure, ma rééducation et mon absence de près de neuf mois, je prends le temps de jeu que l’on me donne. Maintenant, c’est sûr que j’ai une préférence pour le poste d’arrière mais Brice (Dulin) est très bon en ce moment. Je ne me pose pas la question car je suis très content de jouer.

Avez-vous toujours cette appréhension de subir une autre blessure grave?

Elle est partie maintenant. La saison dernière, elle est restée présente et j’avais du mal à m’exprimer pleinement. J’essaie de revenir à mon niveau d’avant, voire de devenir plus fort.