France-Nouvelle-Zélande: Mealamu s'attend «à la meilleure version» du XV de France

Propos recueillis par Julien Laloye

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Keven Mealamu, le 5 novembre 2010 à Twickenham.
Keven Mealamu, le 5 novembre 2010 à Twickenham. — S.Tan/SIPA

Keven Mealamu donne l’impression d’être là depuis toujours, ce qui est un peu le cas puisque le talonneur des Blacks disputera samedi son 107e match avec les Blacks, dont une bonne tripotée contre la France. Avec la victoire au bout la plupart du temps, dont quelques volées mémorables au Stade de France, mais aussi quelques défaites douloureuses, comme ce quart de finale du Mondial 2007. Bref, le joueur des Blues, rencontré dans le cadre d’une opération promotionnelle avec l’assureur AIG, n’est pas du genre à prendre les Bleus à la légère.

Vous allez rencontrer la France pour la quatrième fois de l’année. Ça ne devient pas un peu lassant à force?

Quand on joue une des meilleures équipes du monde, c’est difficile de se lasser. L’histoire est tellement riche entre nos deux nations. On a tous envie de le jouer et on est que 23 à avoir cette chance. Spécialement quand c’est la France chez elle, c’est toujours un match à part.

L’équipe de France, c’est un adversaire particulier quand on joue pour les Blacks?

Je pense qu’il existe une rivalité spéciale entre les deux équipes. On a eu des bons et des mauvais matchs mais ça fait tellement longtemps qu’on s’affronte, on est tellement proches…

Même quand les Français sont dans une mauvaise passe comme en ce moment?

Quand on prépare un match contre la France, il faut toujours s’attendre à en voir la meilleure version, même quand elle reste sur une série de mauvais résultats. Les Français sont capables de jouer un très bon rugby à tout moment, donc on s’attend à voir la meilleure équipe de France du moment.

Que craignez-vous chez les Français?

Quand on se prépare à affronter la France, c’est toujours la même chose. On s’attend à devoir se battre avec un énorme paquet d’avants. Ça fait des années que la France domine à ce niveau-là, on sait qu’il y a aura un gros défi au niveau de la première ligne. Mais on a fait en sorte de bien se préparer à ça.

Vous attendez-vous à un petit défi sur le haka?

La dernière fois, ils ont déjà tenté quelque chose, donc oui, on s’attend à un défi un peu spécial. Ça ne nous dérange pas ce qu’ils font, ils le font pour eux, pas contre nous. Le haka, c’est l’histoire du rugby néo-zélandais depuis 100 ans, on veut juste respecter cette tradition et en faire profiter le public.