VIDEO. Le XV de France retrouve Richie McCaw, son bourreau de la finale de la Coupe du monde

Romain Baheux

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Le capitaine des All Blacks Richie McCaw lors de la finale de la Coupe du monde 2011.
Le capitaine des All Blacks Richie McCaw lors de la finale de la Coupe du monde 2011. — FRANCK FIFE / AFP

En une finale de Coupe du monde, Richie McCaw a réussi l’exploit de faire subir au XV de France toutes les crasses imaginables dans le rugby. Libérations de balle pourries à outrance, fautes très rarement punies et pour couronner le tout, un bon K.-O. infligé à Morgan Parra, coupable de s’être retrouvé sur la trajectoire de son genou en première mi-temps. Samedi, les Bleus retrouvent les All Blacks et leur bourreau de la finale perdue de 2011. Absent pour cause de congés sabbatiques lors de la tournée de l’équipe de France en juin, le capitaine néo-zélandais a repris du service avec en ligne de mire la Coupe du monde 2015.

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Mais visiblement, les victimes tricolores n’ont pas la tête à la vengeance au moment de retrouver Richie McCaw au Stade de France. «Je ne ressens aucune frustration. Ça m’était arrivé à moi mais ça aurait pu arriver à n’importe qui d’autre dans un ruck, explique le demi de mêlée Morgan Parra, lancé sur sa sortie prématurée en finale. On aurait aussi pu le faire à un Néo-Zélandais.» «Ça ne me fait pas grand-chose de le revoir», lâche le deuxième ligne Pascal Papé à la simple mention du nom de l’intéressé.

Pas de revanche mais clairement de la méfiance. Philippe Saint-André a aligné une troisième ligne gratteuse pour aller disputer le maximum de ballons à McCaw et ses partenaires. Pour tenter de contrer les All Blacks, il faudra empêcher leur capitaine d’aller ralentir les sorties de balle tricolores. Sa grande spécialité. «On a du mal à l’empêcher de le faire parce qu’il est bon, assène Papé. Il excelle dans le jeu au sol.» «Ça reste un poison, poursuit Morgan Parra. Il connaît très bien les règles et leurs limites.» Qu’il essaiera encore de repousser samedi soir.