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NBA: Yakhouba Diawara et les coulisses d’un autre monde
BASKET – Les stars US sont de retour…Propos recueillis par François Launay
C’est le plus grand championnat du monde. Après quatre mois de trêve, la NBA reprend ce mardi aux Etats-Unis. Lebron James et les Miami Heat vont remettre leur titre en jeu dans un championnat américain qui n’a vraiment rien à voir avec l’Europe comme nous l’explique Yakhouba Diawara, l'ailier du BCM passé par les Denver Nuggets (2006-2008) et le Miami Heat (2008-2010).
Le jeu : «Déjà, tu affrontes les meilleur joueurs et les meilleures équipes du monde. Dans chaque équipe, il y a au moins une très grande star. C’est un jeu beaucoup plus athlétique et spectaculaire que celui pratiqué en Europe. Les règles sont aussi différentes: la ligne de tir à trois points est plus éloignée, tu n’as pas le droit de rester plus de trois secondes dans la raquette, etc…»
Les déplacements : «Tout se fait en avion privé avec business class. Ce n’est pas comme en Europe où on se tape cinq ou six heures de bus avec couchettes (rires). Quant aux hôtels, ce sont tous des cinq étoiles. Il faut dire qu’on se déplace très souvent. Quand j’étais à Miami et qu’on allait jouer sur la côte Ouest, on partait pendant dix jours et on y jouait sept matchs.»
Le rythme: «C’est épuisant, tu joues tous les deux jours. Il y a 82 matchs de saison régulière. Mais quand tu perds deux ou trois matchs de suite, tu as le temps de te rattraper alors qu’en Europe, c’est vite la crise. On joue beaucoup mais on est bien pris en charge avec les médecins, les masseurs… L’environnement est parfait, on n’a pas à se plaindre.»
Les médias: «Il y a des interviews avant et après le match dans notre vestiaire. Quand le match est terminé et que le coach a fini son débriefing, les caméras et micros débarquent directement dans le vestiaire. Ce n’est pas déstabilisant car ça fait partie du boulot. On fait notre travail, ils font le leur.»
Les infrastructures: «Partout ce sont des salles de 20.000 personnes. La plupart abritent aussi les salles d’entrainement des équipes. Il y a aussi des piscines, jacuzzis…Il n’y a rien à reprocher sur ce plan-là.»
Le show: «Dès qu’il y a un temps mort, il y a toujours des cheerleaders ou des danseurs. Le public participe aussi au show. J’ai déjà vu des vieilles personnes danser et faire du rap (rires). Il y a plein de vidéos, de “kiss cam”. Ce n’est pas qu’un match de basket, c’est aussi un spectacle. Un vrai show à l’américaine. Par contre, le public est beaucoup plus chaud en Europe où les supporters, surtout en Italie, Grèce ou Turquie, vivent vraiment pour le club. En NBA, hors play-offs, le public arrive souvent au début du premier quart-temps pour repartir avant la fin du match.»


















