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Masters de Bercy: Gasquet-Tsonga, le tube indoor de la fin d’année

Masters de Bercy: Gasquet-Tsonga, le tube indoor de la fin d’année

TENNIS – Les deux Français se disputent à distance une place pour le Masters de Londres…
R.S.

R.S.

Le coup de main n’était pas forcément prévu. Mais Jo-Wilfried Tsonga ne crache pas dessus. Engagé dans un sprint en apnée vers le Masters de Londres, le Français a pu compter sur le coup de main de Michäel Llodra, tombeur au premier tour du tournoi de Bâle de Richard Gasquet, l’un de ses copains de Coupe Davis, concurrent pour la 9e place qualificative (Murray étant forfait). Depuis Paris, où il soigne son genou en prévision du tournoi de Bercy, à partir de lundi, le 10e joueur mondial espérait à peu près le même sort à Federer, Raonic, ou Haas les trois joueurs qui se tiennent en 400 points à la Race (en plus de Wawrinka déjà éliminé à Bâle).

Entre les deux Français, le combat à distance se poursuivra donc à Paris, en espérant pour Tsonga d’être totalement remis. «Il a un staff médical performant autour de lui. Il connaît bien sa machine, je n’ai pas d’écho de lésion irréversible. Je sais qu’il sera archi motivé», rassure tout de suite Guy Forget, le directeur de Bercy, ravi de voir deux Français si près du Masters en fin de saison.

«Vous savez, Richard, je l’ai rarement vu aussi bien en dehors du court»

Si Tsonga est un habitué de Londres, Gasquet verrait la capitale britannique pour la deuxième fois de sa carrière, après une saison où il a déjà soulevé trois trophées. Record de 2006 égalé. «Vous savez, Richard, je l’ai rarement vu aussi bien en dehors du court, enchaîne Forget. Un joueur de tennis, c’est aussi un jeune avec ses doutes, ses peurs, ses craintes et ses convictions. Or par le passé, je ne le sentais pas toujours à l’aise avec tout ce qui l’entourait et ce qu’il vivait, notamment au niveau de cette pression médiatique qui le suivait.»

Depuis un an et demi, l’ex-7e joueur mondial aurait compris comment s’épanouir dans ce petit monde de l’ATP où il s’est longtemps cherché. Au côté de Riccardo Piatti, qu’il côtoie depuis presque trois ans, ses proches le trouvent «plus à l’aise et plus serein», comme l’explique Eric Winodrasky, coach à la fédé. «Il est devenu plus régulier, plus professionnel. La semaine dernière à Moscou, il a emmené un kiné avec lui pour soigner sa récup par exemple.» Des détails qu’il négligeait peut-être un peu plus il y a quelques années. Mais qui font aujourd’hui de lui l’un des outsiders du Masters 1000 français.