Ligue des champions/PSG-Tyresö: La peur de la boulette

Romain Scotto

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Les joueuses parisiennes (en bleu), lors du match aller de Ligue des champions contre les Suédoises de Tyresö, le 9 octobre 2013 .
Les joueuses parisiennes (en bleu), lors du match aller de Ligue des champions contre les Suédoises de Tyresö, le 9 octobre 2013 . — Sipa

Quel que soit le calibre de l’adversaire, Farid Benstiti n’a qu’une seule crainte en Ligue des champions. Alors que ses joueuses affrontent les Suédoises de Tyresö, mercredi à Charléty, pour une place en huitièmes de finales, le coach parisien redoute de revivre le scénario du match aller, perdu 2-1 sur une erreur individuelle. Peu après son but égalisateur, Sabrina Delannoy avait perdu un ballon à l’entrée de la surface. Cruel et maladroit, mais impardonnable quand on nourrit l’espoir de se hisser en finale.

«Je ne veux pas d’erreur individuelle, c’est tout ce que je demande à mes joueuses! Si vous donnez le match à un adversaire aussi rude, c’est très compliqué», clame l’entraîneur parisien, qui a forcément eu du mal à digérer le scénario du match aller. Dans le jeu, son PSG avait pourtant tenu tête au champion de Suède, jusqu’au moment clé de la deuxième mi-temps. Mercredi, à Charléty, Benstiti attend au moins de ses filles qu’elles restent concernées de bout en bout.

Passer les moments chauds

«Un match peut être satisfaisant dans l’intensité et la qualité du jeu produit. Mais au très haut niveau, on ne peut pas faire d’erreurs bêtes. Toute la différence est là», poursuit le coach, qui ambitionne de «faire passer un cap au PSG» lors de ce match. «Bien sûr, si on perd sur un exploit individuel de Marta [l’attaquante de Tyresö, élue meilleure joueuse au monde à cinq reprises], bon, OK. Mais dans ce genre de matchs, si vous passez les moments chauds, tout va bien.»

Mentalement, l’entraîneur assure que son équipe a toujours du répondant. Il l’a vérifié après la défaite contre Lyon (0-3), il y a un peu plus de deux semaines. «Le groupe, je le sens bien. On est costaudes dans nos têtes, acquiesce d’ailleurs Laure Boulleau, invitée mardi en conférence de presse. Une joueuse qui possède un surnom à faire bondir son coach… «Boulette».