Sondage sur l'impopularité des Bleus: Une «injustice» pour Le Graët

FOOTBALL Le président de la FFF avait l'impression que l'image de l'équipe de France s'améliorait...

avec AFP

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Noël Le Graët, le président de la FFF, le 3 juillet 2012, à Paris.
Noël Le Graët, le président de la FFF, le 3 juillet 2012, à Paris. — THOMAS SAMSON / AFP

Le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, a indiqué mardi avoir «ressenti comme une injustice» le récent sondage sur l'impopularité des Bleus.«Je l'ai ressenti comme une injustice, l'équipe de France en souffre, j'avais pourtant l'impression que tous les efforts consentis par nos équipes pour améliorer l'image se voyaient bien», a expliqué le dirigeant devant la presse.

«Si certains restent accrochés à l'Afrique du Sud (et la fameuse grève de Knysna, ndlr) je n'y peux rien, a-t-il ajouté. Nous, nous avançons, nous sommes plutôt au début d'une belle aventure entre aujourd'hui et 2016» (l'Euro en France). «La réalité ne correspond pas du tout à l'image que les gens ont du football français et de l'équipe de France, a encore insisté M. Le Graët. Je ne le ressens pas comme ça en tout cas. Le comportement depuis 18 mois de nos équipes nationales est exemplaire».

«Un défaut de communication»

«D'un autre côté, il faut reconnaître qu'on a peut-être eu un défaut de communication, il faut donc que nous commencions à mieux le faire», a-t-il aussi avancé. Les Français sont 82% à avoir une «mauvaise opinion» de l'équipe de France de football, selon un sondage BVA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié dimanche, mais réalisé avant le 6-0 infligé par les Bleus à l'Australie en match amical, vendredi soir au Parc des Princes.

Pour le Monégasque Jérémy Toulalan, membre de l'équipe de France lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud, «il y a un travail à faire auprès des footballeurs» pour juguler le désamour des Français à leur égard.

«Après leur formation, les jeunes joueurs ne sont pas forcément prêts à affronter tout ça (la médiatisation, la gloire, l'argent). Tout va très vite. Au niveau des centres de formation, on devrait faire un peu plus de choses à ce sujet. L'accompagnement devrait être plus poussé», a-t-il déclaré mardi lors du salon professionnel Sportel à Monaco.