Rallye d'Alsace: Le dernier tour de piste de Sébastien Loeb

RALLYE L'Alsacien a disputé son dernier rallye chez lui, mais a été victime d'une sortie de route...

A Strasbourg, Floréal Hernandez

— 

Sébastien Loeb juste après sa sortie de route au rallye d'Alsace le 6 octobre 2013.
Sébastien Loeb juste après sa sortie de route au rallye d'Alsace le 6 octobre 2013. — G. VARELA / 20 MINUTES

Sébastien Loeb avait terminé le rallye de France 2012 sur le toit du monde en remportant la course et son neuvième titre mondial. Ce dimanche, il a conclu son dernier rallye officiel sur le toit. Sa journée au volant de sa Citroën DS3 a été brève. Dès le premier kilomètre de la 15e spéciale, Sébastien Loeb est parti à la faute. «J’étais peut-être un peu trop chaud. Une petite plaque de goudron noir m’a fait décroché la voiture dans une portion rapide», détaillait à chaud le nonuple champion du monde.

Revenu au parc d’assistance, Sébastien Loeb a donc pris le temps de raconter sa mésaventure à la presse, de signer quelques autographes aux fans qui n’étaient pas sur les spéciales du nord de l’Alsace. «On ne peut pas partir en gérant quand on est quatrième. Il fallait y aller. On y est allé un peu trop, soupire-t-il. C’est le jeu. Ce n’est pas bien grave. Je ne jouais pas le championnat. On ne s’est pas fait mal. C’était mon dernier rallye, on était là pour s’amuser.» Son seul regret est pour les spectateurs. «Pour ceux qui attendaient de me voir à Haguenau, c’est dommage.»

«Le gâteau est toujours là» 

Alors plutôt que de ressasser sa sortie de route, Sébastien Loeb est parti dans son fief haguenovien. Là, où il a posé la première pierre du futur espace sportif à son nom lundi dernier. Avec Daniel Elena, il a ouvert la dernière spéciale en paradant dans une voiture de série avec toit ouvrant. Le public l’a encore une fois applaudi, acclamé. Pour certains, la fête est un peu gâchée. Mais tous préfèrent retenir ses 78 succès en 168 rallyes plutôt que cette ultime sortie de route.

Au motorhome de Citroën, on a rapidement dédramatisé la situation. Certes il y avait moins de sourire qu’en 2010 et 2012 lors de ses succès sur les routes alsaciennes mais Sébastien Loeb a n’était pas là pour chercher la victoire. «Un succès aurait été la cerise sur le gâteau mais le gâteau est toujours là», lance dans un sourire Yves Matton, le patron de Citroën Racing. Et lui n’est pas renversé.