Ligue 1/Valenciennes: «La démission? Ce n’est pas mon genre», assure Daniel Sanchez

FOOTBALL Les Nordistes ont concédé leur 7e défaite consécutive en Ligue 1 à Saochaux...

A Sochaux, Floréal Hernandez

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Daniel Sanchez et Jean-Raymond Legrand, le 15 avril 2012 à Valenciennes.
Daniel Sanchez et Jean-Raymond Legrand, le 15 avril 2012 à Valenciennes. — Lo Presti/AFP

Valenciennes a enchaîné un septième revers en Ligue 1 à Sochaux (2-0). Et ce face au dernier où le coach, Eric Hély, avait démissionné dans la semaine. Le plus inquiétant, c’est que Daniel Sanchez, l’entraîneur de VA, a trouvé que son équipe n’avait pas été «beaucoup mise en danger» et «a dominé en seconde période». Ce qui n’a pas été le cas. Daniel Sanchez l’affirme, il n’a pas pensé à la démission après cette nouvelle défaite

Etes-vous abattu après ce revers face à Sochaux?

Non, on ne l’est pas. Ni moi, ni les joueurs. On est plutôt énervés parce qu’on sent qu’on peut faire quelque chose. Mais on est dans une période négative où la moindre erreur se paie cash. On n’en a pas fait énormément des erreurs techniques et une donne le premier but. On n’est pas très loin mais il en faut plus pour marquer des buts. Il faut plus de rage. On sent de la bonne volonté mais les résultats ne sont pas là. On a un vrai problème de réalisme tant offensif que défensif.

Avez-vous songé à démissionner ce soir comme ça a été le cas pour votre homologue sochalien dans la semaine?

Non [catégorique]. Pourquoi? Parce que ça va mal on quitte le bateau? Non, ce n’est pas le genre.

Comment la semaine va se passer? Allez-vous changer des choses ? Bousculer vos joueurs?

Mais bien sûr! Vous pensez qu’on ne l’a pas fait? Vous pensez que ça suffit de bousculer les joueurs? Vous pensez que ce sont des machines et qu’ils avancent comme ça? Non, non, non. On a besoin de faire la part des choses. Bien sûr, on a besoin de les pousser, d’être plus agressif, plus efficace. Mais on a besoin aussi d’avoir plus de confiance. Et la confiance, ce n’est pas en leur gueulant dessus à longueur de journée qu’on va progresser dessus. J’ai gueulé sur le match de Nice car il y avait de quoi. Aujourd’hui, tout ne va pas bien mais il faut faire la part des choses.

Est-ce que c’est facile de parler à un joueur en échec?

Cela passe par le discours, la communication. Mais certains joueurs ont besoin d’être secoués, d’autres pris autrement. Mais ce n’est pas le tout. Il n’y a pas qu’une seule personnalité, qu’un seul caractère. Il n’y a pas de règle.