Handball: Le PSG, la Ligue des champions avant tout
HANDBALL•La dream team du PSG hand, surarmée pour la D1, vise le Final Four...Julien Laloye
Evidemment, il faut leur arracher les mots de la bouche. Et faire semblant de les croire lorsque les Parisiens nous disent qu’il va déjà falloir remporter le championnat de France, «où la concurrence promet d’être très forte», dixit Bruno Martini. Et le directeur sportif du PSG Hand de citer Montpellier, Dunkerque, Chambéry… Bref, les mêmes qui avaient pris dix points dans la vue la saison passée. Quand le PSG n’avait pas encore triplé les postes de sa dream team au budget absolument colossal pour la D1 (12 millions d’euros). Prenez Hansen, Honrubia, Kopljar et Abalo, ajoutez-leur Narcisse, Melic, Csaszar, Gojun et Vori, vous avez une équipe capable de jouer la gagne en Ligue des champions, même si rien que de l’écrire suffit à donner de l’urticaire à Philippe Gardent.
«Je peux vous en citer des équipes qui ont mis dix ans à gagner la coupe d’Europe»
«On n’a pas de passé européen et je peux vous citer des tas d’équipes qui ont monté des effectifs hors norme et qui ont mis dix ans à gagner la coupe d’Europe, quand elles y sont arrivées: Rhein-Neckar, Hambourg, Veszprem, Ciudad Real…» C’est quand même l’objectif majeur «du projet» parisien cette saison? «Je ne vais pas vous dire le contraire. On veut se faire inviter chez les plus grands. Après, il y a un quart de finale qu’on ne maîtrise pas. On peut très bien tomber contre Barcelone, la meilleure équipe d’Europe aujourd’hui.» Peut-être la seule formation supérieure aux Parisiens sur le papier, en effet, même si la défaite surprise du PSG contre Chambéry le week-end dernier en demi-finales du trophée des champions a rappelé que le temps –celui de créer des automatismes- ne s’achète pas.
«Cela demande une bonne cohésion d’équipe»
Le monstrueux pivot croate Igor Vori en sait quelque chose, lui qui sort d’un Final Four victorieux avec Hambourg, enfin récompensé après des années d’échec. «C’est compliqué de gagner la Ligue des champions. Bien sûr, on a de grands joueurs qui savent ce que c’est que de l’emporter, mais cela demande une bonne cohésion d’équipe.» Daniel Narcisse, rapatrié d’Allemagne, fait partie de ceux-là. Et le demi-centre français ne s’en est pas caché, il n’est rentré en France que pour une raison: «Jouer le Final Four de la Ligue des champions avec un club français». Dix ans après Montpellier, l’occasion n’a jamais semblé aussi belle.


















