Eurobasket 2013: Pourquoi la défaite face à l’Allemagne n'est pas si grave

B.V.

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Mickael Gelabale tente de contrer le tir d'un allemand, le 4 septembre 2013
Mickael Gelabale tente de contrer le tir d'un allemand, le 4 septembre 2013 — Jure Makovec / AFP

C’est sûr, perdre n’est jamais bon pour la confiance. Mais après sa défaite face à l’Allemagne, rien n’est vraiment remis en cause pour l’équipe de France de basket à l’Euro en Slovénie. 20 Minutes vous explique pourquoi.

> Parce que l’Allemagne a surjoué

Face à la France, l’Allemagne a shooté à près de 60% de réussite. «Dans un Euro, c’est trop», notait d’ailleurs le coach français Vincent Collet, reprochant à sa défense de ne pas avoir fait le boulot, ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais à 60%, on peut estimer que les shooteurs allemands ont marché sur l’eau, montrant un niveau de jeu bien supérieur à ce qu’ils sont habituellement capables de faire. «Sur la fin de match, une fois qu'ils avaient pris feu, ils ont mis des tirs qui étaient difficiles», note d’ailleurs le capitaine Boris Diaw. D’autant plus que l’Allemagne avait préparé un plan anti-France. «Ils étaient préparés parce qu'ils nous ont «joués» deux fois en préparation, ajoute Diaw. Ils se sont servis de ce qu'on avait fait défensivement contre eux pour trouver des failles.» Et ça, ça n’arrivera pas à tous les matchs.

> Parce que le tournoi est long et peu relevé

Pas de panique. Malgré leur défaite, les Bleus ont encore quatre matchs pour faire partie des trois qualifiés de la poule pour le prochain tour. Et pas vraiment contre des cadors (Grande-Bretagne, Ukraine, Belgique, Israël). Avant de rejoindre une deuxième phase de poule, où la défaite contre l’Allemagne devrait normalement compter. Mais là encore, rien de très grave, puis les quatre premiers (sur six) accèdent alors aux quarts. Autant dire que les Bleus peuvent largement se rattraper d’ici-là.

> Parce que les Bleus sont avertis

«C'est une alerte sérieuse. On sait maintenant que ça va être plus compliqué, on est dans une position plus fragile», prévenait immédiatement un Vincent Collet irrité après la rencontre. «Si on ne veut pas finir l'aventure très vite, il va falloir retrouver notre vrai niveau de jeu, seconde Diaw. Et il faudra le faire dès demain (ce soir contre la Grande-Bretagne, ndlr).» Parce que s’il faut un perdre un match, autant que ce soit maintenant que plus tard, l’équipe de France a pris un sacré coup de bâton sur les doigts. «On sait que c'est un Championnat d'Europe, qu'il va y avoir beaucoup de surprises, conclut le joueur des Spurs. Toutes les équipes savent jouer au basket, sinon elles ne seraient pas là. Les équipes peuvent gagner un soir, jouer très bien et mettre des paniers. Il ne faut prendre personne à la légère. Je pense que c'est une leçon qu'on a bien apprise ce soir.»