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US Open: Richard Gasquet et le casse-tête Raonic

US Open: Richard Gasquet et le casse-tête Raonic

TENNISLe Français ne part pas favori dans son huitième de finale...
Julien Laloye

Julien Laloye

Même joueur joue encore. Fanny depuis un siècle en huitièmes de finales de Grand Chelem, où il reste sur onze défaites de rang, Richard Gasquet s’est offert une nouvelle chance de passer le cut à l’US Open lundi. Cette fois le client s’appelle Milos Raonic, dans les mêmes eaux que le Biterrois au classement (11e à deux rangs derrière), ce qui ne veut pas dire grand-chose depuis la jurisprudence Mayer à Wimbledon en 2012, quand Gasquet avait trouvé le moyen de perdre un match qu’il aurait dû gagner cent fois sur le papier.

«Il vaut mieux que ça se joue en journée pour dérégler Raonic»

Cela dit, la perspective de jouer Raonic n’a pas de quoi enthousiasmer grand monde. Finaliste à Toronto début août, le Canadien et son service monstrueux peuvent vite devenir un cauchemar sur dur. L’ancien joueur Julien Boutter, qui s’y connaît en gros serveurs, ne donne d’aillers pas plus de «40% de chances» à Gasquet de s’en sortir. «L’avantage, c’est que Richard n’aura pas à faire le jeu. Lui qui est souvent très passif obligé de contrer» assure l’actuel directeur de l’Open de Moselle. Mais le 9e joueur mondial devra un peu forcer sa nature quand même, notamment au retour, où il oublie parfois de faire mal.

«Le problème, c’est de laisser Raonic dérouler au service. Si Richard ne parvient pas à l’inquiéter, il va se retrouver avec une pression monstre sur son engagement. Et comme il a la mauvaise habitude de faire un très mauvais jeu de service par set, ça peut devenir compliqué.» Surtout que Gasquet n’aura pas le temps de se refaire à l’échange, où Raonic préfèrera toujours viser les bâches plutôt que de donne du rythme à un adversaire qui adore ça La petite notre d’espoir –il y en a- peut venir de la programmation. «Il vaut mieux que ça se joue en journée, avec le soleil, le vent, peut-être la pluie. Ca peut dérégler Raonic au service et faire tourner le match».

«Chez Richard, on sait l’impact que peut avoir le mental sur le physique»

Et si ce dernier venait à durer, cela jouerait-il en défaveur du grand échalas canadien, au physique pas vraiment fait pour les marathons ? Même pas. «Richard a ce match dans les jambes, mais avec lui on sait l’impact que le mental peut avoir sur le physique. Si ça dure, il va le laisser transparaître beaucoup plus que Raonic.» Avec le risque de ressasser toutes ces défaites homériques au bout des cinq sets, dans le plus pur style de celle subie face à Wawrinka lors du dernier Roland-Garros. A part ça, bonne chance Richard.