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Tour de France 2013: Comment le peloton gère les pauses-pipi

Tour de France 2013: Comment le peloton gère les pauses-pipi

CYCLISME – Même en course, il faut bien se soulager…
Romain Baheux

Romain Baheux

De notre envoyé spécial à Tours (Indre-et-Loire),

C’est d’abord une simple envie. Puis ça devient une véritable gêne, avant de virer au supplice. Pour éviter d’en arriver là, le coureur du Tour de France est obligé, à l’image du commun des mortels, de se soulager quand il est pris par une envie pressante. Seule différence par rapport à un traditionnel moment passé aux toilettes, c’est qu’il a une course cycliste à disputer. «On roule cinq à six heures par jour, explique Christophe Le Mével de la Cofidis. On est bien obligés de s’arrêter faire nos besoins parfois.»
Tour de France
C’est d’abord une simple envie. Puis ça devient une véritable gêne, avant de virer au supplice. Pour éviter d’en arriver là, le coureur du Tour de France est obligé, à l’image du commun des mortels, de se soulager quand il est pris par une envie pressante. Seule différence par rapport à un traditionnel moment passé aux toilettes, c’est qu’il a une course cycliste à disputer. «On roule cinq à six heures par jour, explique Christophe Le Mével de la Cofidis. On est bien obligés de s’arrêter faire nos besoins parfois.»
c’est qu’il a une course cycliste à disputer.
C’est d’abord une simple envie. Puis ça devient une véritable gêne, avant de virer au supplice. Pour éviter d’en arriver là, le coureur du Tour de France est obligé, à l’image du commun des mortels, de se soulager quand il est pris par une envie pressante. Seule différence par rapport à un traditionnel moment passé aux toilettes, c’est qu’il a une course cycliste à disputer. «On roule cinq à six heures par jour, explique Christophe Le Mével de la Cofidis. On est bien obligés de s’arrêter faire nos besoins parfois.»
Généralement, le pipi du peloton est un mouvement collectif qui obéit à des codes assez précis. Et là aussi, c’est le classement général qui prime. «On attend que l’échappée soit formée. Ensuite, il faut regarder le maillot jaune et les leaders, poursuit Le Mével. S’ils s’arrêtent pisser, ils sont toujours suivis par un équipier.» «Le maillot jaune donne le tempo mais il écoute ce que disent les autres coureurs, poursuit l’ancien coureur Carlos Da Cruz. Quand il entend «pipi, pipi» derrière lui, il part sur le côté et ça suit.»
qui obéit à des codes assez précis.
Généralement, le pipi du peloton est un mouvement collectif qui obéit à des codes assez précis. Et là aussi, c’est le classement général qui prime. «On attend que l’échappée soit formée. Ensuite, il faut regarder le maillot jaune et les leaders, poursuit Le Mével. S’ils s’arrêtent pisser, ils sont toujours suivis par un équipier.» «Le maillot jaune donne le tempo mais il écoute ce que disent les autres coureurs, poursuit l’ancien coureur Carlos Da Cruz. Quand il entend «pipi, pipi» derrière lui, il part sur le côté et ça suit.»
«Pisser depuis le vélo? Beaucoup de coureurs font un blocage»
Deuxième contrainte, trouver un lieu isolé. Les commissaires de course n’hésitent pas à infliger des amendes si les coureurs ouvrent le cuissard devant une famille venue profiter des plaisirs de la course. La tête du peloton est chargée de repérer une zone en rase campagne capable d’accueillir une ligne de cinquante à cents coureurs venus vider leurs vessies. «Parfois, il y a vraiment beaucoup de monde et c’est très compliqué, souligne Da Cruz. Tu trouves alors un endroit où il y a un peu moins de monde. Tu risques une amende mais quand tu n’as vraiment pas le choix…»
Voilà pour l’envie collective. Mais quand seul un coureur ressent le besoin de se soulager ou que le rythme du peloton est très soutenu, il faut uriner depuis son vélo. Facile dit comme ça, mais se tourner sur le côté à près de 40 km/h pour uriner n’est pas une mince affaire. «Beaucoup de coureurs font un blocage comme moi pendant longtemps, glisse Le Mével. La première fois, je conseille de le faire sous la pluie pour avoir moins de retenue.»
Attention au vent
Une fois les premières appréhensions passées, l’exercice demande un peu de technique. Tout d’abord, se glisser au fond du peloton. «Sinon tu arroses les autres, explique Da Cruz. Ensuite, tu demandes à un équipier de te pousser en mettant la main sur ta selle.» Vient ensuite le moment délicat de passer à l’acte. Mais d’abord, il faut repérer le sens du vent. «Si le vent vient de gauche, tu te mets sur la droite de la route et vice-versa, poursuit Carlos Da Cruz. Il faut aussi se méfier des légers virages où tu peux te retrouver vent de face. Là, tout revient sur le short et le bidon et ce n’est pas agréable.»
La hantise du coureur, la seule, demeure la grosse commission. «On s’arrange pour régler ça avant l’étape le matin, raconte le coureur de Cofidis. Quand tu as subitement envie en pleine course, tu t’arranges pour trouver un endroit vraiment discret mais c’est très rare. Ca arrive quand tu es malade et généralement, tu ne continues pas la course longtemps après.» Et le corps finit par prendre le dessus.