Tour de France 2013: La crédibilité de Katusha dans la lutte contre le dopage

CYCLISME 20 Minutes vous propose un classement des équipes en fonction de leur crédibilité dans la lutte contre le dopage...

La rédaction sport

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Le coureur de l'équipe Katusha, Joaquim Rodriguez, à Majorque, le 3 février 2013.
Le coureur de l'équipe Katusha, Joaquim Rodriguez, à Majorque, le 3 février 2013. — Sipa

KATUSHA

Note: * 

Passif des coureurs sous contrat

Giampaolo Caruso: Contrôlé positif à la Nandrolone sur le Tour Down Under en 2003 mais les organisateurs de la course n’ont pas rendu ce contrôle public, ce qui lui évita toute suspension. En 2006, son nom apparait dans la liste Puerto mais il est finalement acquitté pour manque de preuves par le Comité National Olympique Italien.

Xavier Florencio: Il est exclu duTour de France 2010 pour ne pas avoir fourni une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques (AUT), ce qui ne constitue pas un cas de dopage mais seulement un manquement au règlement.

Vladimir Gusev: En juillet 2008, il est licencié par la formation Astana suite à un contrôle interne présentant des paramètres sanguins anormaux.

Mikhaïl Ignatyev: Son nom apparait dans l’affaire du Docteur Ferrari, mais pas de poursuite.

Alexandre Kolobnev: Son nom apparait dans les affaires Chinatown, Padoue et Ferrari, sans jamais être sanctionné. Il est contrôlé positif à un diurétique sur la 5e étape du Tour de France, en juillet 2011. Il est alors licencié de Katusha, mais des experts de la Fédération russe, s’ils confirment la prise d’un produit interdit, lui trouvent des circonstances atténuantes - une prescription d’un médecin pour une maladie existante. Il s’en sort avec un avertissement et une amende et fait son retour chez Katusha en avril 2012.

Denis Menchov: Lié au docteur Ferrari selon la Gazzetta Dello Sport, son nom est cité dans l’enquête sur le docteur italien, en 2011. Lors de ses aveux de dopage, dans un témoignage en mars 2013, l’ancien de la Rabobank Michael Rasmussen a accusé Menchov d’avoir reçu des transfusions sanguines. Mais le Russe n’a jamais été contrôlé positif.

Daniel Moreno: Cité dans l’affaire Chinatown - une enquête autour du médecin espagnol Losa en 2009 - mais les poursuites ont été abandonnées.

Luca Paolini: Suite à des transcriptions de conversations téléphoniques, son nom apparait dans l’affaire du Raid de Côme et Bergame. En 2005, les autorités italiennes ont en effet fait une descente dans un gymnase à Côme afin d’arrêter des fournisseurs de produits dopants. Dans la foulée, sa maison est fouillée et rien n’est trouvé. En 2011, le Comité Olympique Italien le blanchi.

Simon Spilak: En 2005, il est privé de départ des Mondiaux -U23 pour un taux d’hématocrite supérieur à 50%.

Angel Vicioso: Son nom apparait dans l’affaire Puerto, sans suites. Suspendu temporairement en février 2012 par Katusha car il ne s’était pas rendu disponible pour témoigner au procès, il est reintegré moins de deux semaines plus tard, une fois les preuves fournies. 

Passif du staff

Viatcheslav Ekimov: Il a fait partie des équipes de Lance Armstrong (en 1997-1998 et 2005-2006), dont le système de dopage systématique a été prouvé par l’enquête de l’Usada. Il n’a jamais été contrôle positif.

Erik Zabel: A avoué s’être dopé en 1996 chez la Telekom. 

Attitude de l’équipe face dopage

En 2009, la Katusha subit deux cas de dopages: Antonio Colom, contrôlé positif à l’EPO, immédiatement suspendu puis jamais repris par l’équipe russe. Ensuite Christian Pfannberger, qui avait des antécédents (suspendu pour dopage à la testostérone en 2004) est pris lui aussi à l’EPO. Katusha s’en sépare et il est suspendu à vie. 

En 2011, Filippo Pozzato (alors Katusha) admet avoir eu des échanges avec le Dr Ferrari. Devant le comité olympique italien, il explique alors qu’il a utilisé les services du médecin pour s’entraîner (contre 40 à 50.000 euros à l’année). Le CONI le suspend, en septembre 2012, pour trois mois, alors qu’il est depuis parti à la Lampre. En 2012, Galimzyanov est contrôlé positif et admet avoir pris de l’EPO avant même l’échantillon B.

En 2009, l'équipe Katusha a placé son sprinteur belge Gert Steegmans sur la liste des coureurs non-actifs, ce dernier refusant de se soumettre à la nouvelle disposition antidopage imposée par la formation russe. «Steegmans est le seul coureur de l'équipe qui a refusé de signer la charte du dopage et ça lui est reproché. Katusha n'accepte pas cette attitude. Nous devons pour l'instant l'écarter», a déclaré le directeur sportif Jef Braeckevelt. Katusha a récemment mis en place une nouvelle disposition antidopage prévoyant que les coureurs sanctionnés pour dopage auront à verser une amende correspondant à cinq fois leur salaire annuel. Le 10 janvier 2013, Katusha a demandé à rejoindre le MPCC. Dans la lettre adressée au MPCC, son patron Viatcheslav Ekimov indique en tout cas vouloir démontrer son «engagement total» dans la lutte anti-dopage. L’équipe russe obtient son adhésion probatoire le 7 février 2013.

Le classement:

5 étoiles

SojasunArgos-Shimano

4 étoiles

SkyOricaFDJ.frEuropcarCofidisGarmin

3 étoiles

VacansoleilLotto, AG2RCannondaleOmegaBelkinBMC

2 étoiles

EuskaltelMovistarRadioShackSaxo

1 étoile

LampreAstanaKatusha

Pourquoi un classement de crédibilité des équipes dans la lutte contre le dopage?

Retrouvez l'interview de Pierre Ballester, auteur de "Fin de cycles, autopsie d'un système corrompu"