Roland-Garros 2013: Pourquoi les Françaises sont à la ramasse
TENNIS – Pas une seule ne participe aux huitièmes de finale…Romain Baheux avec Antoine Maes
Ne cherchez pas, il n’y en a plus. Comme en 2012, aucune Française n’est parvenue à se qualifier pour les huitièmes de finale de Roland-Garros. Têtes de série porte d’Auteuil, Marion Bartoli et Alizé Cornet ont trébuché au troisième tour, tout comme Virginie Razzano. Egalement absentes de la deuxième semaine de l’Open d’Australie cette année, les joueuses tricolores sont en difficulté alors que trois garçons – Gasquet, Tsonga et Simon - se sont incrustés dans les seize meilleurs joueurs de l’ocre parisien. Eléments de réponse.
Un cr
Le tennis féminin français a quand même perdu du temps et il faudra attendre quelques années pour trouver des joueuses capables de succéder à Amélie Mauresmo ou Mary Pierce. «Former des championnes ça ne se fait pas en quatre ou cinq ans, appuie Sarah Pitkowski, ancienne joueuse et consultante pour RMC. Les futures championnes, les Françaises de la 2e semaine, elles ont huit ou neuf ans aujourd’hui, il faut leur laisser le temps d’arriver.»
Le tennis féminin français a quand même perdu du temps et il faudra attendre quelques années pour trouver des joueuses capables de succéder à Amélie Mauresmo ou Mary Pierce. «Former des championnes ça ne se fait pas en quatre ou cinq ans, appuie Sarah Pitkowski, ancienne joueuse et consultante pour RMC. Les futures championnes, les Françaises de la 2e semaine, elles ont huit ou neuf ans aujourd’hui, il faut leur laisser le temps d’arriver.»
Des méthodes d’entr
Des méthodes d’entraînement à revoir. Au début de la quinzaine, Aravane Rezaï a pris tout le monde par surprise en annonçant le retour de son père dans sa structure d’entraînement après une brouille de près de deux ans. Si les relations de Marion Bartoli avec Walter, son entraîneur de père, sont moins compliquées que chez les Rezaï, elle a coupé le cordon pendant quelques semaines cet hiver avant de faire de nouveau appel à lui. Liées depuis longtemps avec leurs familles, ces joueuses ont vite été détachées du giron fédéral et du reste des filles de leur génération, elles aussi incitées à prendre leur indépendance rapidement.
Des méthodes d’entraînement à revoir. Au début de la quinzaine, Aravane Rezaï a pris tout le monde par surprise en annonçant le retour de son père dans sa structure d’entraînement après une brouille de près de deux ans. Si les relations de Marion Bartoli avec Walter, son entraîneur de père, sont moins compliquées que chez les Rezaï, elle a coupé le cordon pendant quelques semaines cet hiver avant de faire de nouveau appel à lui. Liées depuis longtemps avec leurs familles, ces joueuses ont vite été détachées du giron fédéral et du reste des filles de leur génération, elles aussi incitées à prendre leur indépendance rapidement.
Une erreur selon Pitkowski. «Dès qu’une jeune montrait des prédispositions, on a voulu détacher une structure sur-mesure. On a isolé les joueuses chacune de leur côté et il n’y a plus eu d’échange. Finalement on les fragilise, parce que quand on ne confronte pas les joueuses entre elles, on les apeure et elles sont moins prêtes à affronter la dureté du circuit pro.»
Une tête d’affi
Une tête d’affiche en difficulté. «Quand on voit qu’il y a un mois et demi elle perdait contre la 140e mondiale sur sa surface favorite, ce n’est pas si mal de passer deux tours ici. Il faut lui laisser du temps pour se reconstruire.» Walter Bartoli tente de positiver mais sa fille Marion, meilleure joueuse française, a été complètement balayée par l’Italienne Francesca Schiavone, titrée à Paris en 2010, samedi. Demi-finaliste il y a deux ans à Paris, Marion Bartoli paie son mauvais début de saison. Les atermoiements dans son choix de coach (voir ci-dessus) ont perturbé sa préparation et Bartoli est arrivée avec une condition physique assez moyenne porte d’Auteuil. «A ce niveau, elle n’est pas encore au point», souligne la capitaine de l’équipe de France de Fed Cup Amélie Mauresmo. Samedi, ça s’est vu.


















