Retraite: Ce que David Beckham a laissé au PSG

FOOTBALL En cinq mois à Paris, l'Anglais a largement rempli son contrat...

R.S.

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David Beckham félicite Zlatan Ibrahimovic sur le deuxième but du PSG contre Marseille le dimanche 24 février 2013.
David Beckham félicite Zlatan Ibrahimovic sur le deuxième but du PSG contre Marseille le dimanche 24 février 2013. — REUTERS/Gonzalo Fuentes

A Paris, David Beckham n’a donc pas eu besoin de trouver une maison. Ni même une école pour ses enfants. La pige de cinq mois entamée en janvier par le Spice Boy prendra fin le 26 mai lors du dernier match à Lorien, quelques jours après l’annonce de sa retraite. L’Anglais avait évoqué en début d’année son intention de poursuivre de quelques mois l’aventure au PSG, mais à 38 ans il a préféré mettre fin à son bail parisien. Fatigué et peut-être déçu d’avoir assisté à la majeure partie des matchs de son dernier club depuis le banc.

A Paris, la star anglaise n’a pas laissé l’image d’un joueur clé dans l’acquisition du titre (aucun but, une passe décisive et une seule titularisation en L1). Sa mèche repeignée après un coup d’épaule de Jordan Ayew, sa glissade en costume en Chine, ou son carton rouge contre Evian restent les images fortes de son bail parisien, malgré l’ironie de Leonardo sur le sujet: «On l'a pris seulement pour faire des photos, des conférences de presse et vendre des maillots.» Le directeur sportif brésilien sait pourtant qu’il y a un fond de vrai dans ses déclarations.

Une présence sur les marchés asiatique et anglo-saxon

La star anglaise est d’abord un produit d’appel marketing et un ambassadeur de luxe. En une demi-saison, le club a réussi à s’ouvrir aux marchés asiatique et anglo-saxon, qu’aucun club français n’avait touché jusque-là. En une saison, les recettes merchandising et billetterie du club ont plus que doublé. Le taux de remplissage du Parc atteint d’ailleurs 94% cette saison. Le club a aussi soigné son image avec un ambassadeur qui allie excellence, glamour et classe. Dès sa signature, il a bien été souligné que le Beckham ne toucherait pas un euro de son salaire.

«Si le PSG a manqué de quelque chose cette saison, c’est d’élégance, surtout sur les trois derniers mois, alors que Beckham a été irréprochable. Personne n’incarne l’élégance mieux que lui, note Gilles Dumas, de l’agence Sportlab. Beaucoup plus que Leonardo ou Ibrahimovic.  Le club a tout intérêt à garder un lien avec lui. Côté média, l’effet Beckham s’est aussi très vite fait ressentir. «Il a généré 5.000 retombées pluri médias dès son arrivée. 38.000 au total. C’est colossal, note Virgile Caillet du cabinet Kantar Media. Il a très vite éclipsé Ibrahimovic.» Le dernière «pop star» d’un club orphelin depuis jeudi.