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Le FC Nantes sur l’autoroute de la Ligue 1
FOOTBALL – Ce vendredi soir, en cas de succès, les Canaris devraient retrouver l’élite, quatre ans après l’avoir quittée…A Nantes, David Phelippeau
Montez dans l’ascenseur et appuyez sur le bouton 1. 1 comme un point minimum (qui devrait suffire compte tenu du goal-average favorable des Canaris) mais surtout 1 comme Ligue 1. Ce vendredi soir, le FC Nantes doit «finir le travail», dixit son entraîneur Michel Der Zakarian, contre Sedan, dans une Beaujoire qui battra son record d’affluence cette saison (quelque 37 000 personnes attendues). Un succès assure l’accession, un nul pourrait suffire contre une équipe ardennaise déjà promise au National.
Der Zakarian et ses courtes nuits
«Je n’ai encore pas dormi cette nuit», se plaint l’entraîneur Michel Der Zakarian. Un entraîneur qui s’est ingénié à éteindre toute forme d’euphorie toute la semaine. «Tout le monde pense qu’on y est, on reçoit des textos de félicitations, raconte le milieu de terrain Yoahn Eudeline. Mais, moi, je le répète, on n’y est pas encore» La déconvenue (0-1) de Clermont il y a quinze jours, dans cette même enceinte de la Beaujoire, a «servi de leçon», selon le capitaine Olivier Veigneau. «Il ne faut pas refaire la même connerie, embraie Eudeline. Ce soir-là, on a pris une grosse claque derrière la tête. Il reste une étape à franchir. On est à 95 minutes d’un immense bonheur. On est près et encore loin à la fois». Il n’empêche qu’en s’imposant à Caen, lundi soir, les Canaris se sont dégagés l’autoroute vers la Ligue 1, quatre ans après l’avoir quittée. «Je préfère être à notre place plutôt qu’à celle de nos poursuivants», finit par admettre Der Zakarian. «Ça sent la bonne fin», lance Fabrice Pancrate. «J’espère que ma nuit de vendredi à samedi sera courte», sourit l’entraîneur nantais. Courte ou longue, ça dépend.


















