Antoine Deneriaz : «J'ai encore plein de rêves»

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Interview de Antoine Deneriaz, champion olympique de descente.

Avant le début de la saison, dans moins de quinze jours, vous avez opté pour une préparation originale : entraînement sous dôme près de Metz, puis en Amérique du Sud. Pourquoi ?

Sous dôme, l'avantage est de ne pas se soucier de la météo. Si on programme deux heures de ski, elles auront lieu, même si pour un descendeur, cela ne va pas assez vite. En Amérique du Sud, c'est l'hiver là-bas, donc on peut préparer le matériel, et penser uniquement au ski pendant toute la durée du stage. Avec le réchauffement de la planète, il est quasiment impossible de trouver encore de la neige dans de bonnes conditions en Europe pendant l'été. L'Amérique du Sud est devenue un passage obligé.

Entraîneur emblématique des descendeurs français, Mauro Cornaz a cédé sa place. Qu'est-ce que cela va changer pour vous ?

Mauro restera toujours un ami, c'est le seul entraîneur en chef que j'ai connu pendant ma carrière. Il peut se vanter, en ayant fait gagner Luc Alphand, Jean-Luc Crétier, Nicolas Burtin et moi-même, d'avoir le plus beau palmarès du ski français. Sinon, ce changement intervient peut-être au bon moment, pour briser ma routine après un grand titre. Cela peut me bouger un peu.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

J'ai encore plein de rêves : gagner une course en France, faire une médaille aux championnats du monde, et pourquoi pas aller chercher un globe de cristal en descente. Un doublé olympique-mondiaux, ce serait fantastique.

Recueilli par Gaël Anger