Barcelone-PSG: «Ce match, on aurait pu le gagner», lâche Javier Pastore, l'homme qui a failli tout changer

Julien Laloye
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Javier Pastore s'apprête à tromper Victor Valdès, le 10 avril 2013 à Barcelone.
Javier Pastore s'apprête à tromper Victor Valdès, le 10 avril 2013 à Barcelone. — E.Morenatti/SIPA

De notre envoyé spécial à Barcelone (Espagne)

Le symbole aurait été beau pour le Paris de QSI. Voir sa première recrue d’envergure, plus souvent décriée qu’autre chose depuis son arrivée, permettre au club de ringardiser l’Europe du football en une soirée. Javier Pastore, déjà auteur de sa meilleure mi-temps à ce niveau sous le maillot parisien, aurait dû être le héros de la soirée. Son une-deux avec Ibrahimovic, son duel bien mené face à Valdès, tout dans le premier but parisien vient de lui. Tout le mérite de l’exploit en train de se dessiner lui serait revenu ou presque.

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Mais comme si l’Argentin, flingué pour l’exemple et pour les autres quand ça ne va pas,  ne voulait surtout pas revenir dans la lumière, il a aussi mangé un deuxième but tout fait, sur un ballon parfait à l’entrée de la surface de Victor Valdès. Un but qui aurait sans doute tué le Barça, Messi ou pas Messi. Lui, évidemment, ne le voit pas tout à fait comme ça : «C’est sûr que c’est une occasion fondamentale. Si j’étais arrivé mieux placé sur la balle, j’aurais sûrement marqué, ça aurait pu tout changer. Mais je préfère penser au premier but que j’ai mis. Marquer au Nou Camp ça n’arrive pas tous les jours. Je m’en vais heureux pour ça.»

Pastore est comme ça. Dans ses déclarations comme dans son jeu, il préfère retenir ce qui a marché, pas le reste. «Evidemment on est tristes, mais ce match on aurait pu le gagner sans qu’il n’y ait rien à redire. Il faut retenir qu’on a eu la possibilité de tuer le match. Arriver en quarts de finale 18 ans après et ne pas perdre face au Barça c’est très positif. Le PSG va continuer à grandir.» Lui aussi, sans doute. Dans son nouveau rôle sur la gauche du 4-4-2 instauré par Ancelotti, Pastore ressemble enfin à un joueur de foot complet, capable d’assurer un repli défensif convenable et de peser en attaque dans un match décisif. S'il avait marqué ce deuxième but, on aurait peut-être même arrêté de parler de son prix d’achat. Cela attendra la saison prochaine.