Ligue des champions: Sans son coach, le Barça veut rester en vie contre Milan
FOOTBALL•Toujours orphelin de son entraîneur Tito Villanova, qui se bat contre une tumeur cancéreuse, le club catalan doit renverser la tendance (0-2) pour rêver des quarts de finale, mardi soir...R.S.
«Nous sommes une équipe». Même au Barça, il est parfois nécessaire de rappeler les fondamentaux, à travers un tifo géant. Celui-ci sera déployé mardi soir au Camp Nou à l’occasion d’un huitième de finale retour de Ligue des champions périlleux contre Milan. Avec un handicap de deux buts à remonter (0-2 à l’aller), les joueurs du Barça savent qu’ils sont plus proches de la sortie que d’un éventuel quart de finale. Et le contexte actuel ne les aide pas.
Sans leur coach, Tito Villanova, les Barcelonais boitent bas. Opéré d’une tumeur cancéreuse des glandes salivaires, l’entraîneur espagnol devait initialement s’absenter six semaines. Cela fait pourtant trois mois qu’il se soigne. Récemment, les joueurs auraient eu un contact par Skype avec leur mentor, très affaibli depuis New York où il est hospitalisé. Voir Villanova dans cet état les aurait bouleversés tout comme Jordi Roura. L’adjoint promu numéro 1 met tout son cœur à la tâche depuis treize matchs. Mais avec quatre défaites et deux nuls au compteur, il est la preuve vivante qu’un navire comme le Barça peut tanguer sans un grand capitaine à la barre.
«Notre entraîneur nous manque, ses idées nous manquent»
Sans grandes références, le sosie non officiel de Jean-Pierre Castaldi concentre les critiques depuis quelques matchs. Pour le défendre, le président du club Sandro Rosell l’a qualifié de «héros» et témoigné toute sa confiance. Daniel Alvès l’a aussi soutenu avant la rencontre de mardi contre Milan: «Jordi Roura a beaucoup de mérite parce que c'est difficile d'assumer ce rôle dans cette situation. Notre entraîneur nous manque, ses idées nous manquent», glisse-t-il dans El Mundo. «On est dans une situation difficile, sans entraîneur, c’est comme une entreprise sans directeur», enchaîne Piqué.
Sur le terrain, cela se traduit par une défense beaucoup plus perméable (au moins un but encaissé lors de 13 des 14 derniers matchs), une animation offensive assez éloignée des standards habituels et des défaites qui font mal, dont les deux dernières contre le Real (2-1) et le Milan AC (2-0). Sentant poindre la crise, les cadres du club se sont réunis mardi dernier sans le staff pour discuter des dispositions tactiques et physiques des Blaugranas. Une forme d’autogestion pour préparer un rendez-vous capital.


















